Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Amazon, Wish... Sur 250 produits, deux tiers sont dangereux d'après l'organisation des consommateurs européens

Amazon, Wish... Sur 250 produits, deux tiers sont dangereux d'après l'organisation des consommateurs européens
© Pixabay

Choc électrique, incendie, suffocation... C'est ce qui peut vous tomber dessus si vous faîtes vos courses en ligne. Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) met en garde contre les produits achetés sur des sites tels qu'Amazon, eBay, Wish ou encore AliExpress. Sur 250 produits testés, deux tiers ne respectent pas la législation européenne en matière de sécurité, révèle l'association ce lundi. Les articles en question vont des jouets aux appareils électriques, en passant par les cosmétiques. Un constat affolant qu'explique Monique Goyens, directrice générale du BEUC, sur le site de l'association : "La raison en est simple : les places de marché en ligne ne parviennent pas à empêcher l'apparition de produits dangereux sur leurs sites". Et de conclure : "Les achats en ligne ne sont pas aussi sûrs que dans le monde hors-ligne".

Le BEUC fédère 43 groupes de consommateurs européens. Six d'entre eux ont effectué les tests sur des produits achetés sur des places de marché en ligne. L'association européenne a relevé divers problèmes, de natures différentes : des détecteurs de fumée ou de monoxyde de carbone inefficaces — les 7 testés ne détectaient pas un niveau mortel de gaz —, des jouets dont la teneur en substances chimiques toxiques est 200 fois supérieure à la réglementation, des chargeurs USB qui provoquent des chocs électriques — trois quarts des 12 produits n'ont pas résisté au test de sécurité —, des vêtements pour enfant qui peuvent mener à la suffocation...

Les associations de consommateurs avertissent régulièrement les places de marché en ligne sur la dangerosité de certains produits, qui sont alors retirés du site. Mais ils réapparaissent bien souvent. Le BEUC en donne la raison dans son communiqué : "Les places de marché ne se considèrent pas comme responsables de la sécurité des produits vendus sur leurs plateformes et ne semblent pas contrôler suffisamment la fiabilité des vendeurs en amont."

Le sujet n'est pourtant pas nouveau : en 2018, la Direction générale de la concurrence alertait déjà sur la dangerosité de nombreux produits vendus en ligne. Monique Goyens avance une solution sur le site du BEUC : "Il est temps que l'Union Européenne rende les marchés en ligne responsables des produits dangereux vendus sur leurs sites et que les autorités les soumettent à un contrôle plus strict. Cela devrait les rendre plus prudents à l'avenir. C'est le moyen le plus efficace de protéger les consommateurs".

Découvrir plus d'articles sur :