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André toujours en danger, un seul candidat en lice pour une reprise partielle de l'enseigne

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André toujours en danger, un seul candidat en lice pour une reprise partielle de l'enseigne
© Wikimedia Commons/Sorelv

La reprise des magasins André semblait mal amorcée et la liquidation judiciaire approchait à grands pas pour l'enseigne. Son propriétaire actuel, le site de vente en ligne Spartoo, avait notamment annoncé le 17 juin 2020 ne pas être candidat à la reprise de sa filiale André. Et aucune offre solide n'était alors sur la table. Mais l'espoir est un peu revenu pour les salariés du groupe : François Feijoo, ancien dirigeant d'André entre 2015 et 2013, a déposé une offre de reprise avant la date limité du 22 juin 2020.

Il proposerait de reprendre 48 des 188 magasins de la chaîne, hors affiliés, et quelques 220 personnes, soit un peu plus de la moitié des 410 salariés de l'enseigne selon les informations des Échos à qui il a confirmé son offre. "Je ne pouvais me résoudre à voir disparaître André ! " leur a-t-il précisé. Si cette offre de reprise n'est que partielle, elle est néanmoins la seule qui propose une reprise de l'activité de l'enseigne. Les autres dossiers reçus par l'administrateur judiciaire ne porteraient que sur des reprises au coup par coup des magasins, dont la destination serait changée : optique, immobilier, assurance, alimentation...

Un antécédent réussi chez André

Les syndicats et représentants du personnel semblent faire confiance à François Feijoo. "C'est un chausseur, il connaît le métier", assure par exemple Christophe Martin, délégué syndical CGT au quotidien économique. Il défendra donc l'offre de l'ancien dirigeant devant le tribunal de commerce le 1er juillet prochain. Les représentants du personnel envisagent également d'interpeller le ministère de l'Économie pour s'assurer de son soutien.

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François Feijoo, a quitté l'année dernière la direction d'Eram après sept ans d'exercice. Il avait également dirigé André entre 2005 et 2013 au sein du groupe Vivarte. "Nous avons travaillé avec lui, et c'est le seul qui a dégagé des bénéfices quand il était à la tête d'André", se rappelle le syndicaliste. En 2005, l'enseigne affichait de lourdes pertes et sortait déjà d'un plan social. L'équipe dirigeante avait alors réussi à revenir à la profitabilité en une année en transformant radicalement André sur son organisation, son offre, la logistique, ses boutiques et même son image de marque. Radical pour une marque historique créée en 1896.

Une offre de reprise à 12 ou 14 millions d'euros

Une fois François Feijoo parti en 2013 chez le concurrent Eram, la stratégie d'André aurait été un peu plus erratique selon le syndicaliste. Repris en 2018 par Spartoo, l'enseigne n'a jamais retrouvé la voie du succès : "quand le marché était en baisse de 5 à 7% l'an dernier, André était en recul de près de 30 %", constate Christophe Martin, qui fustige notamment la politique d'achats.

Si le montant de son offre de reprise n'a pour le moment pas filtré, François Feijoo serait en train de boucler un tour de table auprès d'investisseurs potentiels. Avec ce périmètre, il aurait besoin de 12 à 14 millions d'euros selon les Échos. L'ex-dirigeant d'André reste confiant et assure qu'un nouveau modèle économique est possible "plus humain, plus responsable, plus digital et plus durable". Réponse au tribunal de commerce de Grenoble le 24 juillet prochain.

(Crédit photo : Wikimedia Commons/Sorelv)

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