Le secrétaire général de l'OCDE, José Angel Gurria, le 15 septembre 2017. Wikimédia Commons/EU2017EE Estonian Presidency

Il y a huit ans, la banque d'affaires américaine Lehman Brothers faisait faillite, déclenchant la plus grave dépression depuis les années 1930. Mais juste avant le déclenchement de cette crise économique et financière, beaucoup d'économistes se montraient optimistes.

Selon José Angel Gurria, le patron de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) depuis 2006, ils avaient perdu de vue l'économie réelle.

"La pensée dominante économique et les modèles sur lesquels elle était basée ne reflétaient ni la réalité économique ni la vie des gens. C'est pour cette raison que nous n'avons rien vu venir. Nous nous étions trompés et nous devons l'avouer", a-t-il déclaré lors d'une réunion consacrée aux leçons de la crise, au siège de l'OCDE à Paris, rapporte l'AFP.

Pour ne pas répéter les mêmes erreurs, le secrétaire général de l'institution invite à s'intéresser aux laissés pour compte de la crise: "Nous pouvons commencer par ne pas ignorer les sentiments des gens qui ont été laissés sur le côté, par écouter ce que les gens ont à nous dire".

En juin 2007, les prévisions économiques de l'OCDE "assuraient que la situation économique n'avait pas été aussi bonne depuis des années", reconnaît José Angel Gurria. Et, seulement un mois avant le début de la "crise des subprimes", en juillet 2007, l'institution se montrait même "optimiste à l'égard du marché des crédits immobiliers américains", avoue-t-il.

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