L'ex-ingénieur de Google au cœur du procès Uber aurait travaillé sur des voitures volantes avec Larry Page

Larry Page, DG d'Alphabet. Getty Images/Justin Sullivan

Un ancien ingénieur de Google, Anthony Levandowski, aurait travaillé avec Larry Page sur des voitures volantes pour l'une des startups du DG d'Alphabet (la maison-mère de Google), rapporte le Wall Street Journal.

Anthony Levandowski était l'un des ingénieurs les plus hauts placés chez Google. Il travaillait sur la technologie de conduite autonome pour le géant tech.

Il a été accusé par Google d'avoir volé des informations classifiées qu'il aurait ensuite fournies à Uber, qui a racheté la startup Ottomotto qu'Anthony Levandowski avait fondée juste après avoir quitté Google. 

Selon le Wall Street Journal, plusieurs mois avant son départ, Anthony Levandowski travaillait sur un projet de voiture volante chez Kitty Hawk, l'une des startups détenues par Larry Page. Il n'était pas officiellement employé par Kitty Hawk, mais il semblerait qu'il y testait des prototypes de voitures volantes avec Larry Page à un moment donné.

L'un des prototypes de motos volantes de Kitty Hawk. Kitty Hawk

Alors que le procès opposant Google à Uber est en cours, qui implique d'ailleurs Larry Page et Anthony Levandowski, le cofondateur de Google a affirmé qu'il a essayé de prévenir Anthony Levandowski quand il a été question d'ouvrir de nouvelles activités, en particulier quand celles-ci entraient en compétition directe avec son propre travail chez Google. 

Anthony Levandowski était un ingénieur très respecté parmi les cadres de Google, affirme le Wall Street Journal, et travaillait sur des projets parallèles en-dehors de l'entreprise. Cependant, quand il s'est dit être intéressé par les camions autonomes — ce qui ne faisait pas partie de ses missions chez Google — cela n'a pas été bien vu par Larry Page.

"Je lui ai dit de façon très très claire que je pensais que c'était très concurrentiel et que ce n'était pas une bonne idée", a dit Larry Page, selon la transcription de sa déposition relayée dans les médias mercredi dernier. "Je me suis dit, 'Non, ça ne va pas, c'est la même chose que nous faisons ici chez Google. Je veux dire, tu peux faire ça, mais nous n'allons pas apprécier."

Google n'a pas immédiatement répondu à la sollicitation de Business Insider. 

Version originale: Edoardo Maggio/Business Insider UK

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