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Apple refuserait la nouvelle appli de jeux de Facebook sur iPhone

Apple refuserait la nouvelle appli de jeux de Facebook sur iPhone
Tim Cook, le DG d'Apple. © Axios on HBO/YouTube

Facebook n'arriverait pas à ce que sa nouvelle application soit approuvée par Apple, selon une enquête du New York Times. La raison ? La nouvelle application, Facebook Gaming, offre aux utilisateurs un accès à des jeux sur mobile. Et cet accès est en dehors des limites permises par le magasin d'applis d'Apple, l'App Store. L'application aurait été rejetée cinq fois par Apple, notamment en raison de "règles qui interdisent les applications dont le 'but principal' est de distribuer des jeux".

Pourtant, l'application Facebook Gaming n'est pas destinée à être un nouveau magasin d'applis pour la vente de jeux pour smartphones. Elle se concentre plutôt sur la possibilité de streamer des jeux directement sur Facebook et de regarder d'autres streamers — il s'agit en quelque sorte d'un concurrent de Twitch. L'application est actuellement disponible sur le Google Play Store des téléphones Android.

La sélection limitée de jeux disponibles sur l'application Facebook Gaming est de nature "casual" — c'est à dire adaptée aux joueurs occasionnels. Les plus grands "noms" parmi eux sont "Words with Friends" et "Uno". Mais c'est la nature même de la section "jeux" de Facebook Gaming qui serait en cause ici, et non l'offre.

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg. Drew Angerer/Getty Images

L'App Store d'Apple est le seul moyen d'accéder aux applications sur iPhone et iPad, et Apple prend une part de 15 à 30 % de tout ce qui est vendu sur l'App Store, selon son site web.

Si Facebook Gaming permet aux utilisateurs d'iPhone et iPad d'accéder à un magasin d'applis appartenant à Facebook et géré par ce dernier, en dehors de l'écosystème d'Apple, cela pourrait exclure la firme à la pomme de l'équation. De plus, les jeux auxquels Facebook Gaming donne accès sont le gagne-pain de l'App Store : des jeux extrêmement casual comme les "Words with Friends" et "Uno" mentionnés plus haut. Le jeu est notamment le principal moteur de revenus de l'App Store.

C'est loin d'être la première fois qu'Apple est critiqué pour ses politiques concernant l'App Store et les commissions prélevées aux fabricants d'applications. Une situation similaire s'est produite au début de la semaine, avec un développeur d'applis d'e-mail qui a publiquement dénoncé la politique d'Apple.

"Apple vient de réitérer son rejet de la capacité de Hey à fournir des corrections de bugs et de nouvelles fonctionnalités, à moins que nous nous soumettions à leur demande scandaleuse de verser 15 à 30% de nos revenus", a déclaré David Heinemeier Hansson, CTO et co-fondateur de Basecamp, sur Twitter. "On nous dit que si nous ne nous soumettons pas, ils vont supprimer l'application", a-t-il écrit.

En rejetant les mises à jour de Hey, Apple aurait cité la section 3.1.1 des directives de l'App Store, qui stipule que les développeurs d'applications doivent utiliser le système de paiement intégré d'Apple s'ils proposent des services payants. Ces directives sont régulièrement contournées par une variété d'applications différentes sur l'App Store d'Apple, telles que Netflix et Spotify, qui offrent un accès à des versions payantes de leurs services qui n'ont pas été achetées sur l'App Store d'Apple.

Apple n'a pas encore commenté l'enquête du New York Times, et un porte-parole de Facebook a refusé de le faire.

Version originale : Ben Gilbert/Business Insider

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