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Après Trump, des opposants réclament le bannissement de Jair Bolsonaro et Narendra Modi des réseaux sociaux

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Le président américain Donald Trump et le Premier ministre indien Narendra Modi. © Hindustan Times / Contributeur

L'interdiction du président Donald Trump des réseaux sociaux a ouvert la boîte de Pandore pour les entreprises technologiques qui doivent faire face aux appels d'activistes et d'universitaires pour bannir d'autres leaders populistes tels que le Brésilien Jair Bolsonaro et l'Indien Narendra Modi. Donald Trump a été suspendu de Facebook le 7 janvier, au lendemain de l'assaut du Capitole américain par des partisans du président américain. Il a ensuite été expulsé de Twitter — sa principale chaîne de diffusion de messages à des millions de personnes — et de YouTube.

Maintenant que les géants de la tech se sont montrés prêts à sévir contre les dirigeants politiques dans des circonstances extrêmes, les opposants se demandent combien de temps Jair Bolsonaro et Narendra Modi peuvent y échapper, rapporte The Observer. Jair Bolsonaro a été largement comparé à Donald Trump pour ses opinions populistes. Tout comme son homologue américain, le président brésilien a constamment minimisé la pandémie de coronavirus, et Twitter et Facebook, en mars dernier, ont supprimé certaines de ses vidéos pour avoir diffusé des informations erronées.

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Le président du Brésil, Jair Bolsonaro. Reuters

The Observer note que Jair Bolsonaro, comme Donald Trump, a remis en question le système électoral de son pays. Il a également participé à un rassemblement pro-dictature, rapporte The Guardian. Jair Bolsonaro a également été aidé dans sa position par les médias sociaux. Selon le New York Times, il était déjà populaire en tant que YouTuber de droite alors qu'il était encore parlementaire.

L'homme politique brésilien de gauche Marcelo Freixo a tweeté le 9 janvier : "Et Twitter a mis une muselière sur Trump. Nous en aurons besoin d'une autre pour le Brésil @Twitter".

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En Inde, le Premier ministre Narendra Modi n'est pas aussi ouvertement incendiaire sur les réseaux sociaux. Cependant, des politiciens du parti BJP au pouvoir ont été accusés de discours de haine sur Facebook.

Shashi Tharoor, un politicien du parti rival du parlement indien, a tweeté le 9 janvier : "Pour ceux qui crient à la faute sur une suspension de @Twitter : il faut limiter la liberté d'expression de ceux qui incitent à la violence et autres comportements antidémocratiques, ici aussi." "Ceux qui tentent de restreindre les droits et libertés des personnes qui les ont élus pour diriger ne devraient pas se voir offrir une plateforme aussi favorable", a-t-il poursuivi.

The Observer cite également un universitaire, Khaled A Beydoun, de la faculté de droit de l'Université de l'Arkansas, qui a déclaré qu'il serait "logique" de bannir désormais Narendra Modi de Twitter.

Tous les politiciens modérés ne sont pas du même avis. Plusieurs personnalités européennes, dont la chancelière allemande Angela Merkel, ont suggéré que les entreprises de la tech ne devraient pas modérer les dirigeants politiques. Un porte-parole du gouvernement allemand a déclaré cette semaine à Politico : "Le droit fondamental [de la liberté d'expression] peut faire l'objet d'une ingérence, mais dans le respect de la loi et dans un cadre défini par le législateur. Pas selon la décision de la direction des plateformes de réseaux sociaux".

Version originale : Shona Ghosh/Business Insider

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