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Arnaud Lagadère reste à la tête de son groupe malgré la pression du fonds activiste Amber

Arnaud Lagadère reste à la tête de son groupe malgré la pression du fonds activiste Amber
Arnaud Lagadère lors du Festival de Cannes, en mai 2017. © Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images

C'est une issue heureuse pour Arnaud Lagardère. L'homme d'affaires a gagné mardi 5 mai le bras de fer qui l'opposait au premier actionnaire de son groupe, le fonds activiste Amber Capital, dont toutes les résolutions déposées en assemblée générale ont été rejetées. Le gérant-commandité du groupe d'édition et de distribution dans les lieux de transport, également influent dans les médias, s'est félicité d'un vote "sans appel" en faveur de la gérance et de sa stratégie, et conserve un conseil de surveillance favorable à la gouvernance actuelle, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les 15 résolutions déposées par Amber, qui revendique 18% du capital et 14% des droits de vote, ont été rejetées par au moins 57% des suffrages, alors que le scrutin a connu un taux de participation de 79,1%, sensiblement plus important que d'ordinaire. Le fonds n'avait de cesse ces derniers mois de dénoncer les choix stratégiques d'Arnaud Lagardère et sa gestion du groupe. Il souhaitait remplacer la quasi-totalité des membres du conseil de surveillance et visait le non-renouvellement de son mandat de gérant en mars 2021.

Les cooptations de Nicolas Sarkozy et Guillaume Pepy approuvées

Les résolutions déposées par la gérance pour ratifier les cooptations récentes de Nicolas Sarkozy et de l'ancien patron de la SNCF Guillaume Pepy au conseil de surveillance ont été approuvées à plus de 99%. De source proche du dossier, l'ex-chef de l'Etat, ami de longue date d'Arnaud Lagardère, était à l'oeuvre pour lui assurer le soutien du fonds souverain du Qatar, qui détient 20% des droits de vote.

Les grandes manœuvres pour s'opposer au projet d'Amber ont également été marquées par l'arrivée dans le capital de Vincent Bolloré, l'homme fort de Vivendi, qui a revendiqué l'acquisition de plus de 10% des actions, nourrissant les rumeurs sur une opération pour négocier un soutien à Arnaud Lagardère en échange de l'abandon du statut du groupe en commandite par actions.

"Aucun projet de la sorte, ne serait-ce qu'exploratoire, n'a jamais été ni soumis ni présenté au conseil de surveillance", a répondu le secrétaire général et co-gérant du groupe Pierre Leroy, interrogé par un actionnaire.

À lire aussi — Vivendi s'empare d'un peu plus de 10% du capital de Lagadère, menacé par un fonds britannique

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