Aston Martin vit un cauchemar en Bourse

Le modèle électrique d'Aston Martin Rapide E, présenté au salon de l'automobile de Shanghai, en Chine, le 16 avril 2019. REUTERS/Aly Song

Aston Martin n'a peut-être pas fait un bon pari en s'introduisant en Bourse. Depuis son entrée sur la place de Londres, il y a près d'un an — début octobre 2018 — le titre a perdu plus de 57% de sa valeur. La marque de voiture préférée de James Bond, le célèbre agent secret britannique, subit notamment le climat d'incertitude lié au Brexit, qui a contraint le constructeur automobile à réaliser des provisions. Si le Royaume-Uni est toujours membre de l'Union européenne (UE) — sa sortie officielle de l'UE a été repoussée au 31 octobre — Aston Martin affiche de son côté une chute de ses volumes de ventes de 19% dans l'ensemble Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), et de 17% sur le territoire britannique au premier semestre 2019. 

Au total, ses ventes de véhicules ont tout de même progressé de 6% sur les six premiers mois de l'année, grâce à un bond de 54% observé outre-Atlantique et une hausse de 24% des voitures vendues dans la région Asie-Pacifique. Mais cela ne suffit pas à rassurer les investisseurs. En Bourse, l'action Aston Martin s'est effondrée ce mercredi 24 juillet, plongeant jusqu'à plus de 25%, alors que le groupe a abaissé ses prévisions annuelles. Pour l'ensemble de l'année 2019, le spécialiste des voitures de luxe et de course anticipe désormais entre 6 300 et 6 500 véhicules vendus, contre une précédente fourchette de 7 100 à 7 300 unités.

Cours de l'action Aston Martin à la Bourse de Londres, à 18h (heure de Paris), mercredi 24 juillet 2019.

En outre, le constructeur britannique a revu à la baisse sa prévision de marge d'excédent brut d'exploitation (Ebitda), à environ 300 millions de livres (335 millions d'euros), contre 320 à 340 millions de livres auparavant, rappelle Reuters. Le discours de la direction, dans un communiqué publié ce mercredi, n'est guère rassurant pour les prochains mois et l'année à venir, anticipant de "l'apathie" et se montrant prudente sur 2020.

"L'environnement extérieur difficile souligné en mai s'est aggravé, tout comme les incertitudes macroéconomiques. Nous anticipons que cette apathie persistera sur le reste de l'année et nous nous préparons avec prudence pour 2020."

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