L'Etat islamique revendique une attaque au couteau qui a fait un mort et 4 blessés à Paris samedi soir

La police sécurise une rue de Paris après une attaque au couteau samedi 12 mai 2018. REUTERS/Lucien Libert

Un homme a attaqué au couteau cinq passants à Paris, samedi 12 mai au soir, tuant l'un d'eux et en blessant quatre autres avant d'être abattu par la police. 

Le groupe Etat islamique — par le biais de son organe de propagande Amaq — a revendiqué l'attaque, survenue peu avant 21 heures dans le IIème arrondissement de la capitale, rue Monsigny, dans le quartier de l'Opéra.

Ce que l'on sait de l'auteur de l'attaque

Naturalisé français en 2010, l'assaillant était était né à Argoun, en Tchétchénie en 1997 et n'avait pas d'antécédents judiciaires. En revanche, il était surveillé par les renseignements: depuis 2016, Khamzat Azimov faisait l'objet d'une fiche "S" (pour "sûreté de l'Etat") — selon BFM TV, en raison des "liens indirects avec une personne en Syrie".

Ses parents ont été interpellés dimanche matin dans le XVIIIe arrondissement, où ils résidaient dans un hôtel meublé, et placés en garde à vue.

Selon des témoignages et une photo vue par Reuters, l'assaillant était vêtu de noir, brun et barbu. Prévenues par des appels téléphoniques, les forces de l'ordre sont intervenues rapidement rue Monsigny.

"Quand il a vu les deux policiers, il s’est rué sur eux et a crié 'Je vais vous tuer! Je vais vous tuer!'. Un collègue a voulu faire usage de son Taser mais il n’a pas fonctionné. L’autre collègue a alors tiré deux fois", a décrit Rocco Contento, secrétaire départemental Paris du syndicat Unité SGP Police, à Reuters.

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie, compte tenu du mode opératoire de l'attaque et "sur la foi de témoignages faisant état du fait que l'agresseur a crié 'Allah Akbar' en attaquant les passants au couteau", a précisé le procureur de Paris, François Molins, venu sur les lieux.

Les qualifications d'"association de malfaiteurs terroriste pour préparer la commission de crime d'atteinte aux personnes" et "d'assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" ont été retenues.

Ce que l'on sait des victimes

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a assuré dans la nuit de samedi à dimanche que les quatre personnes blessées étaient "hors de danger". Il s'agit

  • d'un homme de 34 ans qui avait été transporté en "urgence" à l'hôpital parisien Georges-Pompidou,
  • d'une femme de 54 ans grièvement blessée,
  • d'une femme de 26 ans
  • d'un homme de 31 ans. 

Le passant décédé est un jeune homme de 29 ans qui a succombé à ses blessures.

Le ministre de l'Intérieur Gerard Collomb (g) préside une réunion d'état-major dimanche matin au lendemain de l'attaque au couteau dans Paris, 13 mai 2018. REUTERS/Pascal Rossignol

Les réactions

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu dans la nuit au commissariat du IIIe arrondissement. Il a salué les "remarquables capacités" et la "remarquable maîtrise" des forces de l'ordre. Il a précisé que les policiers étaient intervenus neuf minutes après un premier appel à 20h47.

Emmanuel Macron, qui se trouve depuis jeudi soir au fort de Brégançon, dans le Var, a salué samedi soir sur Twitter "le courage des policiers qui ont neutralisé le terroriste".

"La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté", ajoute-t-il.


 

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