Ce cartel supposé n'était pas organisé sur la vente de jambon haut de gamme mais sur le premier prix vendu en grandes surfaces. REUTERS/Susana Vera

L'Autorité française de la concurrence a engagé une enquête portant sur une possible entente sur les prix du jambon impliquant 14 entreprises sur une période allant de janvier 2011 à avril 2013, rapporte vendredi le quotidien Le Monde

Selon le journal, le régulateur cherche à déterminer si des industriels se sont autant entendus sur les prix à l'achat pour leur approvisionnement, qu'à la vente auprès des distributeurs.

Il s'intéresse en particulier aux produits de supermarché distribués en grande surface, notamment sous marque distributeur ou en premiers prix. "Nous confirmons qu'il y a un dossier en cours dans le secteur", a déclaré un porte-parole de l'Autorité à Reuters.

Au nombre des entreprises visées, figurent notamment Fleury Michon, les Salaisons Celtiques (Intermarché), Nestlé , Campofrio Food propriétaire de la marque Aoste ou encore l'enseigne de supermarchés suisse Coop, écrit le quotidien.

L'enquête aurait commencé après une demande de clémence — une procédure qui permet de diminuer la sanction en contrepartie d’informations —  par un fournisseur de jambons et produits de charcuterie, précise Le Monde.

L'Autorité de la concurrence leur a envoyé des notifications de griefs et pourrait rendre sa décision mi-2019, ajoute le journal.

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