Londres, City,

Des gens qui travaillent dans la City de Londres, se pressant pour aller au travail. REUTERS/Toby Melville

A l'issue du Brexit, prévu au plus tôt pour 2019, les banques internationales basées à Londres perdront probablement leur passeport financier européen et tous les droits qui y sont liés dont notamment l'accès à l'ensemble du marché unique.

Depuis le vote de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, différents établissements — dont Société générale le mois dernier — ont ainsi annoncé le transfert d'une partie de leurs effectifs basés à Londres vers une autre capitale européenne en cas de Brexit "dur".

Selon un investisseur français à la tête d'un fonds de 287 millions d'euros, trois pays dont la France pourraient d'ailleurs en profiter. 

Mais selon Sabine Lautenschläger, responsable de la supervision bancaire au sein la Banque centrale européenne (BCE), les banques internationales sont en retard pour faire face au Brexit.

Dans une lettre d'information citée par Reuters, elle a écrit: 

"Pour être franche, les banques ne sont pas aussi avancées que nous aimerions qu'elles le soient. Parmi les banques qui ont exprimé leur intérêt pour un transfert d'activités vers la zone euro, un certain nombre des plus grandes banques ont accompli des progrès en matière de planification. Mais nous n'avons pas encore enregistré beaucoup de décisions définitives."

L'une des hautes responsables de la BCE a prévenu que cette dernière n'accorderait aucune licence à une "coquille vide" et qu'elle adopterait une position ferme dans le cas où une banque réaliserait certaines opérations dans l'UE, tout en maintenant le back-office et la gestion des risques à Londres.

"Même si nous n'excluons pas cette pratique en elle-même, nous attendons des banques qu'elles gèrent une part significative de leurs risques localement et de manière indépendante", a-t-elle expliqué.

Jamie Dimon, DG de la banque américaine JP Morgan, avait quant à lui récemment dit être plus inquiet par rapport à ce qui se passera après le Brexit que pour le Brexit lui-même, notamment concernant la période de transition de 18 mois qu'il juge beaucoup trop courte.

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