Benoît Hamon à Paris, le 14 décembre 2016. REUTERS/Benoit Tessier

Benoît Hamon à Paris, le 14 décembre 2016. REUTERS/Benoit Tessier

Le candidat socialiste à la primaire de la gauche Benoît Hamon s'est fait remarquer en annonçant, en octobre, un projet de "taxe sur les robots".

"Pour financer le revenu universel d’existence, on pourrait imaginer demain un salaire fictif, virtuel, pour un robot et la manière dont on fait contribuer ce robot au financement de notre protection sociale", a-t-il suggéré sur BFM TV.

Pour Benoît Hamon, si une machine remplace un humain au travail, cela créé toujours de la richesse pour l'entreprise, qui peut donc être taxée.

Dans un entretien accordé aux Echos, ce lundi 19 décembre, Benoît Hamon a eu l'occasion de préciser sa proposition et d'en souligner la dimension symbolique. Il explique: 

"Quand je parle de la taxe sur les robots, c'est pour que tout le monde comprenne bien que le travail ou l'intelligence humaine ne sont plus les seuls facteurs de création de richesses."

Benoît Hamon propose donc de "transférer les cotisations patronales assises sur le travail vers une taxe sur la valeur ajoutée ou le chiffre d'affaires".

L'avenir que Benoît Hamon envisage est déjà en train d'être préparé. Des voitures autonomes sur lesquelles misent Uber et Tesla, à la livraison par drones d'Amazon, en passant par les intelligences artificielles Watson, d'IBM, et DeepMind, de Google, les géants de la Silicon Valley préparent un avenir de plus en plus automatisé

Le Forum économique mondiale estime, de son côté, que 5 millions d'emplois "humains" vont être remplacés par des robots d'ici à 2020, dans 15 pays développés ou émergents. La France est l'un d'eux.

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