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Le président de la faculté d'informatique d'Oxford pense que Paris ou Berlin seraient ravis d'accueillir Google DeepMind après le Brexit

Le président de la faculté d'informatique d'Oxford pense que Paris ou Berlin seraient ravis d'accueillir Google DeepMind après le Brexit
© UK Parliament

Le professeur Michael Wooldridge, qui dirige le département de sciences informatiques de l'université d'Oxford, au Royaume-Uni, a prévenu des parlementaires britanniques mardi, que le Brexit pourrait devenir un sujet pour DeepMind.

Le laboratoire britannique de recherche sur l'intelligence artificielle — racheté par Google pour 400 millions de livres en 2014 — compte de nombreux employés talentueux qui viennent de l'étranger, a-t-il souligné, avant d'ajouter qu'il n'y a pas assez de PhD avec les bonnes compétences au Royaume-Uni.

"Si vous vous promenez dans les bureaux de DeepMind, quasiment tout le monde a soit un docteur en sciences informatiques ou en mathématiques", a déclaré Woolridge devant le Comité d'intelligence artificielle au Parlement.

"Le Brexit est un problème. Il n'y a pas tant d'accents britanniques que ça chez DeepMind. Croyez-moi Berlin et Paris seraient ravis d'accueillir DeepMind et leur donneraient toutes sortes d'avantages."

DeepMind emploie plus de 500 personnes à Londres, Mountain View (Californie, Etats-Unis), Montréal et Edmonton (Canada). Cette entreprise centrée sur la recherche veut "résoudre l'intelligence" et l'utiliser pour créer un monde meilleur. La société est aussi considérée comme l'une des grandes réussites tech britanniques des dix dernières années.

Le Comité sur l'intelligence artificielle a été créé outre-Manche le 29 juin dernier pour se pencher sur les implications économiques, éthiques et sociales des progrès en IA, et pour faire des recommandations.

Les élus britanniques ont convié Wooldridge mais aussi le philosophe d'Oxford Nick Bostrom, et la professeure d'informatique Wendy Hall à venir expliquer comment le Royaume-Uni pourrait profiter de l'IA et ce que le gouvernement peut faire pour limiter les risques.

Il y a de réelles inquiétudes chez les chefs d'entreprises et les politiques que le Brexit compliquera l'accès des entreprises britanniques à des talents venant du continent européen.

DeepMind n'a pas souhaité commenter.

Version originale: Sam Shead/Business Insider UK

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