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Big Mamma va livrer ses pizzas à domicile avec sa nouvelle entreprise Napoli Gang

Big Mamma va livrer ses pizzas à domicile avec sa nouvelle entreprise Napoli Gang
Napoli Gang sera officiellement en service le 10 juillet 2020. Photo d'illustration. © Marco Verna / Pixabay

Les amateurs de cuisine italienne ont de quoi se réjouir. Les cofondateurs du groupe Big Mamma, spécialiste de la restauration italienne, se lance dans la livraison à domicile. Napoli Gang est la nouvelle entreprise développé par Victor Lugger et Tigrane Seydoux. Après avoir conquis les amateurs de pizzas via une douzaine d’établissements situés à Paris, Lyon, Lille ou encore Londres, le groupe, qui se revendique "100% homemade" a dû s’adapter aux contraintes liées à la crise du Covid-19. Dès la fin du mois d’avril, l'entreprise a testé le retrait en restaurant (click & collect) puis la livraison. Mais à l’heure du déconfinement, "ce qui devait au départ être éphémère se pérennise", explique Victor Lugger aux Echos. "Nous nous sommes rendu compte que l'on pouvait préserver la qualité avec la livraison et faire arriver dans les salons de nos clients, les vrais produits artisanaux italiens et le même type de cuisine qu'au restaurant", poursuit-il.

L’expérience s’étant avérée concluante et leurs restaurants tournant à plein régime, les deux entrepreneurs ont créé une entité à part entière pour mener à bien leur livraison à Paris. Le "resto online de livraison de quality-food italienne" verra le jour le 10 juillet prochain, juste à temps pour célébrer la fête nationale. Les fans de Big Mamma ne devront cependant pas s'attendre à des plats du restaurant dans leur assiette. Il s'agira de "recettes 100% nouvelles que nous avons créées exprès pour la livraison", explique Victor Lugger au Figaro. De nouvelles recettes qui ont nécessité de nouveaux produits et de nouveaux fournisseurs. En outre, pour devenir la "référence du bien manger transalpin à domicile", tout en gardant des prix accessibles, Napoli Gang a installé ses cuisines dans le nord, le centre et le sud de Paris intra-muros. Pour l'heure, l'est et l'ouest parisien ne seront donc pas desservis (trop éloignés des lieux de préparation).

Napoli Gang veut verser 1% du chiffre d'affaires de ses commandes en direct aux livreurs

Depuis deux ans, Big Mamma, qui emploie près d'un millier de personne, détient le label B-corp, une certification accordé aux entreprises qui souhaitent progresser en démontrant leur impact positif (sur la société, l'environnement...). Avec Napoli Gang, les cofondateurs du groupe semblent afficher les mêmes ambitions éthiques. Ainsi, tout comme dans ses restaurants, le duo accorde une importance toute particulière à la provenance de ses produits. Comme cette burrata à la peau ferme ou ce saucisson façon chorizo espagnol. L'accent sera mis sur les produits locaux (lorsqu'ils ne seront pas italiens). "Nous voulons désindustrialiser la livraison de repas, y apporter le même niveau de qualité que la restauration classique à partir de 100 % d'ingrédients bruts", explique les deux entrepreneurs.

Soucieux de leur impact environnemental, sujet on ne peut plus d'actualité, les fondateurs mettront l'accent sur un emballage 100% recyclés et recyclables de leurs produits, lors du lancement de la plateforme.

L'épidémie de coronavirus a aussi mis en lumière une profession souvent invisible aux yeux des consommateurs : celle des coursiers. Ainsi, le traitement de leurs livreurs est également un sujet important pour les deux hommes. Leur recrutement s'effectuera en partenariat avec des associations pour favoriser l'égalité des chances. De plus, Napoli Gang veut verser 1% du chiffre d'affaires de ses commandes en direct aux livreurs. "Nous voulons travailler avec les plateformes pour mettre en place des chartes afin d'assurer au mieux leur protection et une rémunération juste. Il est possible de faire bouger les lignes", affirme Tigrane Seydoux.

L'année dernière, des témoignages de livreurs Frichti relayaient les conditions de travail effrayantes auxquelles sont soumis ces salariés précaires, entre cadences infernales et management brutal. Le 8 juin dernier, une centaine de livreurs sans-papiers employés par Frichti réclamaient leur régularisation, devant les locaux de l'entreprise. En effet, durant le confinement, les livreurs travaillant pour des plateformes comme Uber Eats, Frichti ou Deliveroo ont fait partie des professionnels, exposés au virus, qui ont poursuivit leurs activités dans une France à l’arrêt.

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Business Insider
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