Orchestre harmonique à bicyclette du Brabant. Wikimedia Commons/Jan Jacob Mekes

  • Deux ans après sa mise en place, l'indemnité kilométrique vélo a eu un réel impact sur les déplacements des salariés.
  • L'Observatoire de l'indemnité vélo constate que le nombre de salariés cyclistes a bondi de près de 70% dans les entreprises qui ont mis en place la mesure.
  • Employeurs et salariés y trouvent leur compte.

Plus de cyclistes, moins d'arrêts maladie et des gains financiers pour les employeurs et les salariés, voici ce qui ressort du rapport de l'Observatoire de l'indemnité kilométrique vélo (IKV), animé par le Club des villes et territoires cyclables et l'ADEME, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

Créée par la loi de transformation énergétique du 17 août 2015, l'indemnité kilométrique vélo permet aux employeurs d'indemniser leurs salariés qui viennent travailler à vélo. Un décret du 11 février a fixé le montant de l'indemnité à 25 centimes du kilomètre. 

L'Observatoire a analysé les réponses à un questionnaire fournies par 57 employeurs ayant mis en place cette indemnité.

Au sein de ces structures, le nombre de salariés cyclistes est passé de 8% à 10% depuis la mise en place de l'indemnité, il y a deux ans, soit une hausse de 31%.

Si on isole les associations et les entreprises qui évoluent dans le secteur du vélo et de l'environnement et dont 90% des salariés utilisaient déjà leur vélo avant la loi, l'augmentation est encore plus importante. Le nombre de cyclistes est passé de 3% des salariés à 5%, soit un bond de 69,2%.

Une indemnité exonérée de cotisations sociales

Parking à vélo près de la gare centrale d'Amsterdam. Flickr/Felix Dance

D'après les résultats de l'étude, les entreprises qui jouent le jeu profitent d'un impact positif sur leur communication, d'une diminution des coûts de parking automobile ou de la prise en charge des forfaits de transport en commun, de la satisfaction des salariés...  tout cela pour un coût souvent modique car l'indemnité est exonérée de cotisations sociales jusqu'à 200 euros par an et par salarié et la plupart des employeurs s'arrêtent à ce plafond. 

Cette exonération coûte près de 190 millions d'euros par an à l'Etat, mais est presque aussitôt compensé par les économies de dépenses de santé, souligne l'Observatoire.

En effet, pour les salariés cyclistes, l'étude constate une meilleure santé physique et psychique  — avec une baisse de 15% des arrêts maladie —, une diminution du stress lié aux conditions de transport et des économies sur les frais liés à leur voiture pour ceux qui en ont.  

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Une startup valorisée 750 M$ soutenue par Google installe ses trottinettes électriques en libre-service à Paris — et elle espère que ça se passera mieux qu'à San Francisco

VIDEO: Voici le moment où la démo publique du nouvel outil de reconnaissance faciale de l'iPhone X a échoué