Brad Pitt a parlé de la vie dans l'espace avec un astronaute de la NASA en mission sur l'ISS

L'acteur américain Brad Pitt a parlé avec l'astronaute de la NASA Nick Hague, actuellement en mission sur l'ISS. YouTube/NASA

L'acteur américain Brad Pitt, à l'affiche du film de science-fiction "Ad Astra" qui sort en salle ce mercredi 18 septembre 2019 dans l'Hexagone, a discuté en direct avec l'astronaute de la NASA Nick Hague actuellement en mission sur la Station spatiale internationale (ISS) au sujet de son interprétation, de la vie dans l'espace et des difficultés d'être loin de la famille et des proches. La conversation entre les deux hommes, éloignés à plus de 350 kilomètres l'un de l'autre puisque Brad Pitt était en duplex depuis le siège de la NASA à Washington (Etats-Unis), a duré une vingtaine de minutes et a été retransmise sur la chaîne NASA TV

Brad Pitt a questionné Nick Hague — qui a pu regarder le film "Ad Astra" il y a quelques semaines avec ses collègues astronautes sur l'ISS— au sujet de son interprétation d'un astronaute appelé Roy McBride qui voyage aux confins du Système solaire à la recherche de son père disparu. "Parlons de moi, on avait l'air bien ? Notre apesanteur était réussie ?", a demandé l'acteur. "C'était très bien, la mise en scène, les décors, tout ressemblait vraiment à ce que nous avons ici", a répondu l'astronaute depuis l'ISS, même s'"il est probablement plus facile pour moi d'apprécier l'apesanteur que pour vous, qu'il s'agisse d'images de synthèse (images générées par ordinateur) ou quand vous êtes accroché par des cordes".

Nick Hague a également remercié Brad Pitt pour "contribuer à la mission de sensibilisation et pour faire naître cette flamme dans l'imagination de la prochaine génération d'explorateurs". 

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Les difficultés de la vie dans l'espace

Nick Hague a parlé des transformations subies par le corps dans l'espace. "La corne de mes pieds a rapidement disparu car je ne marche plus sur la plante des pieds", a-t-il indiqué. "Mais j'ai des callosités sur le dessus du pied, sur le gros orteil, car je suis constamment en train de m'accrocher aux choses avec le gros orteil." 

Brad Pitt a aussi demandé comment les astronautes sur l'ISS évaluaient les heures d'éveil alors qu'ils voient passer 16 levers et couchers du Soleil par jour. Nick Hague a expliqué que l'ISS est réglée sur l'heure de Greenwich et que les scientifiques ont établi des méthodes pour essayer de gérer les rythmes circadiens des astronautes : horaires de travail fixes, utilisation de lumières spécifiques à bord de la station, etc.

Brad Pitt l'a aussi interrogé sur les difficultés de la vie dans l'espace et notamment le fait d'être éloigné de la famille et des proches. "Je suis sûr que vous êtes toujours occupé, mais en même temps, votre famille et vos proches vous manquent. Comment gardez-vous votre état mental en paix ?", a demandé Brad Pitt. L'astronaute a répondu qu'il pouvait au moins communiquer avec eux, que ce soit via des appels téléphoniques ou des conversations vidéo. Il s'agira selon lui d'un défi plus important pour des missions sur Mars par exemple, où la liaison ne sera jamais directe.

Selon des experts de médecine spatiale dont Bernard Comet, médecin des astronautes français de 1982 à 2001 interrogé il y a quelques mois par Business Insider France, le simple fait que les astronautes en mission sur Mars ne pourraient plus avoir un contact visuel quotidien avec la Terre pourrait constituer un facteur de stress. Cela constituerait l'une des différences majeures entre un voyage sur la planète rouge et une mission sur la Station spatiale internationale (ISS) ou sur la Lune. "La perte de vision directe de la Terre pourrait en effet changer l'état d'esprit des astronautes", a indiqué Bernard Comet.

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