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Le Brexit pèse 500 M£ par semaine sur les finances publiques du Royaume-Uni — et il affecte de plus en plus la croissance du pays

Le Brexit pèse 500 M£ par semaine sur les finances publiques du Royaume-Uni — et il affecte de plus en plus la croissance du pays
© REUTERS / Simon Dawson

Les divorces coûtent souvent cher. Et la décision du Royaume-Uni de se séparer de l'Union européenne (UE) ne ferait pas exception. Le Brexit pèse 26 milliards de livres par an sur les finances publiques du pays, soit plus de 29 milliards d'euros, selon une étude réalisée par le Center for European Reform (CER), publiée le 30 septembre.

Par semaine, la sortie du Royaume-Uni de l'UE coûte ainsi 500 millions de livres à l'Etat, soit environ 562 millions d'euros, a calculé ce groupe de réflexion pro-européen sur la base de données arrêtées à fin juin 2018.

En outre, au deuxième trimestre de l'année, l'économie serait 2,5% moins importante comparé à la taille qu’elle aurait atteint si les Britanniques avaient voté en faveur du maintien de leur Etat dans l'UE.

Le CER a compilé les données de 22 pays développés aux "caractéristiques économiques proches de celles du Royaume-Uni", dont les Etats-Unis, l'Allemagne, le Luxembourg, l'Islande et la Grèce, pour apprécier la trajectoire économique qu'aurait prise selon lui le pays s'il n'avait pas opté pour une sortie de l'UE.

Cette modélisation de la croissance britannique, sur la base de divers indicateurs, à commencer par le PIB des 22 économies retenues, commence au premier trimestre 2009.

Les résultats montrent que le manque à gagner pour l'économie britannique tend à s'accroître au fil des mois, depuis le référendum de juin 2016.

Center for European Reform

Néanmoins, le ministre des Finances britannique, Philip Hammond, s'est montré rassurant sur les ressources de la cinquième économie au monde.

"Je suis convaincu que nous aurons la capacité fiscale nécessaire pour soutenir l'économie britannique si nous nous trouvions malheureusement dans une situation de non-accord", a-t-il déclaré lundi 1er octobre à la chaîne Sky News, selon Reuters, face au risque d'un Brexit sans accord avec l'Union européenne.

Philip Hammond est conscient que la perspective d'une sortie de l'UE retarde les projets des entreprises et affecte l'économie britannique.

"Il est clair que l'économie a été touchée par l'incertitude causée par le processus du Brexit. De nombreuses entreprises attendent avec impatience de voir quelle sera l'issue de ces négociations avant de confirmer leurs plans d'investissement."

Pour les partisans du Brexit, la sortie de l'Union européenne prévue fin mars 2019 doit permettre au Royaume-Uni de fixer ses propres règles, de signer les accords commerciaux de son choix avec les autres pays et de ne plus avoir à contribuer au budget de l'Union européenne — un montant estimé en 2016 à 350 millions de livres par semaine par le conservateur Boris Johnson.

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