Banquiers, assureurs et gérants d'actifs n'ont plus aucun espoir de conserver leur "passeport européen", c'est-à-dire la possibilité de vendre leurs services dans l'ensemble de l'Union européenne (UE) à partir de la Grande-Bretagne.

Dès lors, le secteur financier britannique semble s'être rabattu sur un arrangement moins ambitieux, susceptible d'exclure certains produits financiers.

TheCityUK, le plus puissant lobby financier britannique, limite ainsi ses ambitions à l'obtention d'un droit d'accès pour certains segments du secteur sur la base d'un engagement mutuel entre la Grande-Bretagne et l'UE engageant chacune des deux parties à respecter les règles de l'autre.

Cet accord d'"équivalence" permettrait en principe d'opérer des transactions boursières transfrontalières et de vendre certains autres produits financiers. 

TheCityUK réclame des "arrangements provisoires clairs" qui fassent le lien entre la sortie de l'UE et la mise en oeuvre d'un accord personnalisé mais il ne donne pas de calendrier pour cela.

Londres, City,

Des gens qui travaillent dans la City de Londres, se pressant pour aller au travail. REUTERS/Toby Melville

L'avenir de la place financière londonienne est l'un des dossiers chauds des négociations du Brexit dans la mesure où la finance est le premier secteur à l'exportation de la Grande-Bretagne et le premier contributeur à l'impôt sur les sociétés.

Négocier un accord d'équivalence comporte le risque d'exclure du compromis final des pans entiers du secteur financier. Il n'existe en effet pour l'instant aucun régime d'équivalence pour les services bancaires aux entreprises et pour certaines formes d'assurance.

Après le référendum du 23 juin, qui a consacré la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE, les chefs d'entreprise ont fait des pieds et des mains pour que le pays reste dans le marché unique en nouant, par exemple, un accord similaire à celui qui régit les rapports de la Norvège avec l'Union et lui assure un accès total aux marchés.

Mais les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE n'ont eu de cesse de répéter que l'accès au marché unique reposait sur la liberté de mouvement des personnes, des biens, des services et des capitaux et que l'on ne pouvait en dissocier les différentes composantes.

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