Londres aurait déjà perdu près de 900 Mds€ d'activités financières en raison du Brexit — mais Paris n'est que la 4e ville à en profiter

Londres, capitale de l'Angleterre, le 23 août 2017. REUTERS/Hannah McKay

Le Royaume-Uni n'est pas encore officiellement sorti de l'Union européenne (UE) — ce qui est prévu le 29 mars prochain — que le Brexit entraîne déjà une fuite des activités de Londres vers d'autres places financières du continent.

Ainsi, les établissements financiers ont depuis des mois annoncé se préparer à la sortie du Royaume-Uni de l'UE, en délocalisant certaines de leurs activités pour conserver un accès au marché unique.

Et ces annonces représentent déjà une somme importante.

Selon le cabinet d'audit et de conseil Ernst & Young (EY), 800 milliards de livres sterling d'actifs, soit près de 900 milliards d'euros, ont déjà été déplacés par les entreprises de la finance de Londres vers d'autres métropoles et centres financiers, depuis le référendum du 23 juin 2016.

Un chiffre qui reste toutefois modeste au regard des 8000 milliards de livres que représente le total des actifs du secteur bancaire britannique, "mais qui pourrait augmenter à mesure que nous progressons vers le Brexit", souligne EY.

Voici les principales villes bénéficiaires de ce mouvement de relocalisation et le nombre de sociétés financières qui ont à chaque fois précisé avoir transféré des postes ou des activités en leur sein:

  1. Dublin: 27 sociétés financières;
  2. Francfort: 17 sociétés financières;
  3. Luxembourg: 16 sociétés financières
  4. Paris: 15 sociétés financières à fin novembre, contre 10 au précédent trimestre.

L'étude du cabinet d'audit, publiée le 7 janvier, porte sur l'analyse de 222 établissements financiers ayant d'importantes activités au Royaume-Uni.

Elle montre, à partir de leurs déclarations publiques, que 36% d'entre eux envisagent ou ont déjà confirmé la délocalisation de certains de leurs services. Un chiffre qui grimpe à 56% concernant les banques universelles, les banques d'investissement et les courtiers.

Dans un avenir proche, EY prévoit qu'au total un peu plus de 7000 emplois pourraient être délocalisés. Déjà 2000 postes auraient été créés dans les autres centres financiers européens depuis le vote en faveur du Brexit. 

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