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BREXIT: Michel Barnier dit qu'il faudra 'des semaines et des mois' pour que les discussions atteignent la prochaine étape

BREXIT: Michel Barnier dit qu'il faudra 'des semaines et des mois' pour que les discussions atteignent la prochaine étape
© REUTERS/Francois Lenoir

Les négociations sur le Brexit ont profité de la "nouvelle dynamique" insufflée par Theresa May lors de son discours de Florence mais il reste du travail à faire, a déclaré jeudi le chef de la délégation européenne Michel Barnier.

Des progrès ont incontestablement été enregistrés lors de la quatrième session de négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, ont observé les deux parties à l'issue de ces quatre jours de discussions à Bruxelles.

Celles-ci avaient été précédées d'un discours de Theresa May le 22 septembre à Florence, durant lequel la Première ministre s'est prononcée pour la première fois en faveur d'une période de transition d'environ deux ans après le divorce, programmé pour mars 2019, et s'est efforcée de rassurer les Européens sur le respect des engagements budgétaires de Londres

"Nous avons eu une semaine constructive, oui, mais nous n'avons pas encore atteint un niveau de progrès suffisant. Il faudra travailler encore dans les semaines et les mois qui viennent", a dit Michel Barnier lors d'une conférence de presse.

Selon les règles que Bruxelles s'est fixées l'an dernier, l'Europe attend que Michel Barnier l'informe que des progrès "significatifs" ont été réalisés sur trois dossiers — facture du Brexit, droits des ressortissants de l'UE au Royaume-Uni, frontière avec l'Irlande du nord — pour ouvrir les discussions sur un accord de libre échange post-Brexit.

Désaccord sur la facture

Les négociations concernant le Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne ont formellement débuté le 19 juin dernier. Elles sont censées durer environ deux ans et devraient s'achever le 29 mars 2019.

David Davis, le ministre britannique chargé du Brexit, a assuré que des progrès "considérables" et des "pas en avant décisifs" avaient été enregistrés en quatre jours de négociations à Bruxelles. Il a renouvelé son souhait de passer rapidement aux discussions sur l'après-mars 2019.

Les Britanniques espèrent que Michel Barnier pourra certifier de progrès suffisants avant le Conseil européen des 19 et 20 octobre, ce qui permettrait aux chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept de lancer lors de leur réunion des négociations sur un accord de libre-échange avec Londres.

Mais Michel Barnier a identifié deux grands points de désaccord:

  • L'un concerne les droits des ressortissants européens au Royaume-Uni après le divorce. Le chef de la délégation européenne a eu confirmation par David Davis que l'accord de divorce garantissant les droits des 3 millions de ressortissants de l'UE au Royaume-Uni aurait une "conséquence directe" sur la loi britannique. Mais Bruxelles continue de réclamer que les citoyens européens conservent le droit de porter leurs différends devant la Cour de justice de l'UE.
  • Le deuxième point porte sur les engagements financiers. A Florence, Theresa May a promis que les 27 autres Etats membres ne subiraient pas de préjudice financier en raison du Brexit sur la période budgétaire européenne pluriannuelle en cours, qui expire à la fin 2020.

Bruxelles réclame que soient aussi pris en compte des engagements pris par Londres qui courent sur plusieurs années au-delà de 2020. "Pour l'UE, le seul moyen d'atteindre des progrès suffisants est que tous les engagements pris par les Vingt-Huit soient honorés par les Vingt-Huit", a déclaré Michel Barnier.

Bruxelles estime la facture en dizaines de milliards d'euros. David Davis n'a souhaité évoquer aucun chiffre devant la presse jeudi.

Les négociateurs européens et britanniques doivent se retrouver le lundi 9 octobre.

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