Vous aurez besoin de 2 ans et de 80 euros pour rester vivre au Royaume-Uni après le Brexit

Un bus touristique passe devant un manifestant contre le Brexit, à Londres, le 19 octobre 2017. REUTERS/Peter Nicholls

La plupart des quelque trois millions de ressortissants européens vivant actuellement en Grande-Bretagne seront autorisés à demeurer dans le pays après le Brexit, a déclaré le gouvernement britannique mardi.

Les ressortissants de l'UE disposeront d'une période de deux années pour faire la demande d'un nouveau statut après la sortie du Royaume-Uni du bloc communautaire, ont précisé le département pour le Brexit et le ministère de l'Intérieur en présentant un programme de recensement.

Le coût de la demande devrait être équivalente à celui d'un passeport britannique et les demandeurs disposeront d'un droit d'appel en cas de refus.

Aujourd'hui, il faut débourser 72,50 livres, soit environ 82 euros, pour une demande de passeport standard d'un adulte au Royaume-Uni, selon le site du gouvernement britannique.

"Nous avons clairement indiqué que la protection des droits des citoyens européens était notre priorité dans les négociations", a dit le ministre du Brexit David Davis. "Nous soutiendrons toute personne qui souhaite s'installer suivant un nouveau système simple".

La plupart des demandes de résidence seront accordées et les refus ne pourront pas se fonder sur des questions techniques, précisent les deux administrations britanniques.

Le statut et les droits de ces ressortissants constituent un des points de discorde les plus aigus dans les négociations entre Londres et Bruxelles.

Pour l'heure, les discussions achoppent sur le montant de la facture que Londres devra régler à Bruxelles. Lors d'un discours à Florence, la Première ministre britannique Theresa May avait dit que les engagements pris par le Royaume-Uni seraient respectés, a priori pour 2019 et 2020. La question qui fâche concerne ce qui se passe après 2020. 

"Il y a pour nous plusieurs grands éléments, notamment le 'reste à liquider' à partir de la fin 2020. J'ai été commissaire aux politiques régionales et je sais que les paiements sur les programmes structurels arrivent de un à trois ans après la fin d'une période budgétaire", détaille Michel Barnier dans Les Echos.

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