Un ancien trader russe qui a créé sa banque mobile à Londres donne 1 raison pour laquelle des startups de la finance ne partiront pas à Paris

Des gens font de la tyrolienne au dessus de Londres avec la roue London, le 18 juillet 2017. REUTERS/Toby Melville

Le secteur fintech en France connaît une croissance rapide, même s'il tend à se concentrer.

Ses entreprises et ses investisseurs se montrent optimistes, espérant que la dynamique entrevue suite à l'élection d'Emmanuel Macron les poussera vers les sommets mondiaux.

Avec son secteur financier, ses fonds d'investissement, ses universités célèbres et le goût pour l'innovation des Français, Paris fait figure de concurrente idéale à Londres — plaque tournante de la finance internationale.

Pourtant, les startups de la City — qui représenteraient 60.000 emplois et 9 milliards de dollars outre-Manche selon le Gouvernement britannique — ne semblent pas encore prêtes à quitter la capitale française.

La finance à Paris serait ainsi trop centrée sur le marché domestique français.

Certains entrepreneurs pensent même que des villes comme Dublin ou Amsterdam sont davantage susceptibles de se substituer à Londres.

C'est notamment l'avis de Nikolay Storonsky, ancien tarder de Crédit Suisse et cofondateur de la banque mobile Revolut qui vient de lever 66 millions de dollars

"Ce que j'aime à Londres, c'est qu'elle est très internationale", pense Nikolay Storonsky. "Paris n'est pas du tout internationale."

Le secteur de la fintech en France a levé moins d'un dixième du capital-risque levé par la Grande-Bretagne en 2016 avec 68 millions de dollars contre 783 millions de dollars, selon une étude de Deloitte.

La France espère pourtant profiter du Brexit pour attirer les entreprises et les talents de la finance londonienne. Mais dans les faits, aucune banque ou startup n'a annoncé officiellement son déménagement dans l'Hexagone. La Société générale et HSBC ont tout juste laissé entendre qu'elles le feraient en cas de Brexit dur.

En début du mois, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé plusieurs mesures pour renforcer l'attractivité de Paris auprès des entreprises et des institutions financières dans le contexte du Brexit.

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