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Bruno Le Maire veut des quotas pour lutter contre l'inégalité femmes-hommes au travail

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Bruno Le Maire veut des quotas pour lutter contre l'inégalité femmes-hommes au travail
Le ministre de l'Economie s'est dit favorable lundi aux quotas dans les entreprises pour lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes au travail. © aymane jdidi/Pixabay

La France consacrait au siècle dernier l'égalité devant la loi entres les hommes et les femmes. Il s'agit désormais de parvenir à une réelle égalité des chances, notamment dans le monde du travail. Pour cela, il existe une solution pour le moins controversée, aux effets contestés : l'instauration de quotas dans les entreprises. C'est a priori la réponse que privilégie Bruno Le Maire pour remédier au problème. Le ministre de l'Economie s'est dit favorable lundi aux quotas dans les entreprises, et préparerait une proposition de loi en ce sens pour la mi-mars.

Bruno Lemaire a affirmé qu'il trouvait "infiniment regrettable" qu'une seule femme dirige une entreprise du CAC 40, et déploré que les comités de direction ne comptent que 17% de femmes. Le ministre de l'Economie a jugé, devant la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale, qu'"il faut maintenant être capable de passer la vitesse supérieure, et donc de rentrer dans une logique plus ambitieuse qui passe par des quotas".

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Saluant "l'index Pénicaud" pour évaluer les écarts de rémunération entre femmes et hommes dans les entreprises, ainsi que le code Afep-Medef et la loi Copé-Zimmermann de 2017 qui impose 40% de femmes dans les conseils d'administration, le ministre a constaté "que nous ne sommes pas encore parvenus à casser un certain nombre de plafonds de verre".

En outre, "les femmes sont davantage victimes de la crise économique que ne le sont les hommes", et cette crise "nous montre aussi de manière très crue que nous risquons de prendre du retard, si nous nous contentons de l'approche progressive", a encore dit Bruno Le Maire, plaidant pour un texte législatif "très court, très ambitieux, avec un nombre de dispositifs extrêmement limité, mais qui change vraiment la donne".

Avec les ministres du Travail Elisabeth Borne, de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal et de l'Egalité entre les femmes et les hommes Elisabeth Moreno, "nous poussons pour qu'il y ait une proposition de loi qui puisse être déposée dans la semaine du 15 mars", a précisé le ministre de l'Economie.

Pour Bruno Le Maire, "il faut sans doute tenir compte des points de départs très différents" en matière de parité entre secteurs économiques, prenant en exemple la métallurgie d'un côté, qui compte peu de femmes, et les services à la personne de l'autre.

"Je suis pour une application universelle et non sectorisée" des mesures d'égalité, a rétorqué la présidente de la délégation aux droits des femmes, la députée LREM Marie-Pierre Rixain, qui relève que les femmes sont plus présentes dans les secteurs moins rémunérateurs. Ce fait explique notamment selon elle qu'on passe d'un écart de salaire de 10% entre hommes et femmes à expérience et compétences égales à une différence de revenu de 25% entre les sexes dans la société française.

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