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Bruxelles vient de donner 4 idées pour développer une IA 'axée sur l'humain'

Bruxelles vient de donner 4 idées pour développer une IA 'axée sur l'humain'
© Photo by Smith Collection/Gado/Getty Images

La Commission européenne vient de dévoiler son plan de bataille pour développer une intelligence artificielle "axée sur l'humain" selon ses propres termes alors que les Etats-Unis et la Chine ont pris les devants dans le poids économique et la maîtrise de cette technologie, tant par les pouvoirs publics que par des entreprises privées comme Facebook, Google ou Tencent. Des voitures connectées à la reconnaissance faciale, ce secteur hautement stratégique est considéré comme la technologie du futur qui va définir notre quotidien. A l'instar du Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui renforce le droit des internautes et est désormais cité en exemple aux USA et en Corée du Sud, l'UE veut instaurer de nouveaux standards qui deviennent une référence internationale.

Ainsi, pour Bruxelles, les systèmes d'intelligence artificielle à haut risque (la santé par exemple) doivent être certifiés, testés et contrôlés, comme le sont les voitures, les cosmétiques et les jouets, ajoute la Commission. Par cette idée, l'objectif poursuivi est d'éviter les biais dans les algorithmes conduisant à des résultats discriminatoires, pour le recrutement et dans la vie de tous les jours. Sur la reconnaissance faciale de masse — qui réveille l'angoisse d'un "Big Brother" espionnant chacun des mouvements des citoyens — Bruxelles veut d'abord ouvrir le débat pour déterminer dans quelles circonstances elle peut être autorisée. "Mon approche n'est pas de rendre l'Europe plus comme la Chine ou les Etats-Unis, mon plan est de rendre l'Europe plus comme elle même", a martelé la vice-présidente de la Commission, Margrethe Vestager.

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Créer un 'marché unique' européen des données sécurisées

Autre piste d'action, l'instauration "d'un système de label non obligatoire" pour les applications d'IA à faible risque qui appliqueraient des normes plus élevées. Enfin, dans le domaine des données, l'Europe a certes perdu la guerre des données personnelles, face aux Etats-Unis et à la Chine, mais elle veut remporter celles des données industrielles, qui relient les objets entre eux grâce à l'arrivée de la 5G. L'objectif de Bruxelles : créer un "marché unique" européen des données. Personnelles et non personnelles, y compris celles qui sont confidentielles et sensibles, ces données seraient sécurisées et les entreprises et le secteur public auraient facilement accès à d'énormes quantités de données de haute qualité pour créer et innover.

Avec ses grandes entreprises présentes dans tous les secteurs, l'Europe possède une énorme base de données de ce type, un atout considérable que n'ont pas les Américains. "Ce sera un espace où tous les produits et services basés sur les données respecteront pleinement les règles et les valeurs de l'UE", promet l'exécutif européen. "Nous avons tout en Europe pour gagner la bataille des données" industrielles, a souligné le commissaire chargé de l'industrie, le Français Thierry Breton.

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Après une consultation jusqu'au 19 mai de tous les acteurs — entreprises, syndicats, société civile, les gouvernements des 27 Etats membres — la Commission européenne espère faire des propositions législatives à la fin de l'année. "Nous voulons que l'usage de ces nouvelles technologies soit digne de la confiance de nos citoyens (...) Nous encourageons une approche responsable de l'intelligence artificielle centrée sur l'homme", a déclaré Ursual von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors d'un point presse. L'intelligence artificielle n'est ni bonne ni mauvaise en soi : tout dépend du pourquoi et du comment elle est utilisée", a souligné la Danoise Vestager.