La banque d'affaires de Paris qui a permis à Devialet de lever 100M€ défie 2 rivales américaines avec un rachat clé dans la tech

Greg Revenu, managing partner de Bryan Garnier. Bryan Garnier

Les banques d'investissement Bryan, Garnier & Co et EOC Partners ont annoncé lundi s'allier pour renforcer leurs activités de conseil en fusions et acquisitions, de placements privés et d'introductions en Bourse en Europe dans les entreprises de taille moyenne.

Basée à Paris, Bryan, Garnier & Co avait notamment conseillé Devialet dans sa levée de fonds de 100 millions d'euros auprès de Fleur Pellerin, Jay Z et le Qatar.

Dans le cadre de cette fusion, il est prévu qu'EOC Partners change de nom pour opérer sous la dénomination Bryan, Garnier & Co.

Avec cette alliance, Bryan, Garnier & Co entend désormais devenir un acteur majeur dans le conseil en fusion-acquisition pour les entreprises de taille moyenne dans le secteur des technologies. Et venir concurrencer directement les grandes boutiques américaines qui ont des bureaux sur le Vieux Continent.

"Avec EOC Partners, nous devenons la meilleure alternative aux grands groupes américains comme Jefferies ou Piper Jaffray pour conseiller les entrepreneurs de la tech et des valeurs de croissance", indique Olivier Garnier, le fondateur de la boutique franco-américaine, ancien banquier de Goldman Sachs, dans Les Echos.

Jefferies ou Piper Jaffray sont deux grandes banques d'investissement américaines. Jefferies a notamment investi dans Symphony — le 'Slack de la finance" créé par le Français David Gurlé — et Piper Jaffray a conseillé l'application YuMe lors de son IPO de 46 millions de dollars.

Elles ont toutes les deux des bureaux à Londres, et Zurich pour Piper Jaffray.

Les 20 collaborateurs d'EOC Partners, présents en Suède, en Grande-Bretagne, en Suisse et aux Etats-Unis, rejoindront les équipes de la banque d'affaires.

De son côté, EOC Partners, qui s'est spécialisé dans le segment des technologies notamment en Europe du Nord, compte élargir son expertise dans les secteurs de la santé et des sciences de la vie.

Bryan, Garnier & Co estime que quatre à cinq startups françaises pourraient réaliser des tours de tables supérieurs à 100 millions d'euros dans les deux à trois ans à venir.

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