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But en passe de racheter Conforama, les deux enseignes devraient continuer à cohabiter

But en passe de racheter Conforama, les deux enseignes devraient continuer à cohabiter
Le magasin Conforama de la Chapelle-des-Fougeretz (35) qui a définitivement fermé ses portes. © Matarezo/ANDBZ/ABACA

Le feuilleton du rachat de Conforama devrait bientôt se terminer. Et il y a de grandes chances pour que l'enseigne soit reprise par le groupe autrichien Lutz, déjà propriétaire des magasins But depuis 2016. Ce dernier aurait en effet formulé une offre, à ce stade non engageante, pour reprendre les actifs de Conforama en France au groupe Steinhoff, actionnaire actuel de l'enseigne. Ces informations ont fuité mercredi 17 juin à l'issue d'un CSE, via une note du syndicat Force Ouvrière (FO) que Les Échos a pu se procurer. Selon cette note, le projet de cession serait "quasiment finalisé" d'après les annonces faites aux représentants du personnel par Mobilux, la filiale du groupe Lutz qui se porte acquéreur.

Une première offre, ne portant que sur certains actifs de Conforama aurait été précédemment retoquée. Cette fois-ci, le groupe autrichien proposerait la reprise de la totalité des actifs : "l'offre prendra en compte la marque Conforama, tous les magasins (sauf les magasins fermés), la logistique, le SAV, le siège social, tous les salariés de Conforama (à l'exception des victimes du PSE), tous les locaux détenus par Conforama France", à l'exception "de la centrale d'achat SISL", précise FO. Un apport en fonds propres de Mobilux devrait lui permettre de payer les créances dues et de relancer l'activité. Mais aussi de financer en intégralité le Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) décidé en 2019.

Un PSE portant sur 1 900 emplois décidé dès 2019

Pour faire face aux grosses difficultés de Conforama qui accusait l'année dernière 500 millions d'euros de pertes cumulées en France depuis 2013, un Plan de Sauvegarde de l'Emploi portant sur 1 900 emplois avait été décidé par l'enseigne. Aucune suppression d'emploi supplémentaire, hors le PSE déjà en cours, ne serait donc prévue dans l'offre du repreneur, de quoi soulager les 7 100 autres salariés de Conforama.

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Ce projet de reprise par le propriétaire des magasins But était soutenu à la fois par les banques de Conforama, BNP Paribas et HSBC, mais aussi par l'État. Si les banques devraient aider à financer l'opération, un Prêt Garanti par l'État (PGE) devrait être en plus accordé pour permettre d'absorber les conséquences de la fermeture des magasins pendant l'épidémie de coronavirus. Bercy avait clairement affiché ces dernières semaines sa préférence pour une reprise de Conforama par le groupe autrichien.

Aucune fusion entre But et Conforama a priori envisagée

Le potentiel repreneur envisage-t-il de rapprocher les enseignes But et Conforama pour essayer de trouver des synergies ? Mobilux aurait assuré qu'aucune fusion n'était prévue et que les deux enseignes devraient rester autonomes. "La synergie entre But et Conforama portera principalement sur le sourcing lointain mais sans aucun impact social négatif", selon FO qui semble rassuré.

De son côté, Conforama France confirme qu'il "envisage un adossement à Mobilux", selon Les Échos, sans plus de précisions. Prochaine étape pour Conforama, un CSE le 23 prochain "pour avis sur la cession des titres", toujours selon la note de FO. Une "signature définitive du projet final" pourrait avoir lieu fin juin pour une "transaction définitive fin août début septembre".

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Business Insider
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