Carlos Ghosn a trouvé un accord pour faire cesser les poursuites des autorités américaines sur 140 M$ non déclarés

Carlos Ghosn lors du Mondial de l'Automobile en 2014. Wikimedia Commons

Les soucis de Carlos Ghosn ne se limitent pas à la France et au Japon. Aux Etats-Unis, l'homme d'affaires a également maille à partir avec la justice. L'ancien patron de Renault et de l'Alliance Renault-Nissan y est poursuivi pour ne pas avoir déclaré 140 millions de dollars de revenus entre 2009 et 2018. Il aurait dû rendre public ce montant selon la plainte enregistrée devant le tribunal de district de New York. La Securities and Exchange Commission (SEC), l'autorité boursière américaine, a déposé ce lundi 23 septembre une action contre Carlos Ghosn. 

Mais ce jour même, les avocats de l'homme d'affaires franco-libanais ont annoncé un accord à l'amiable avec la SEC pour mettre fin aux poursuites pour infraction au droit boursier américain, selon Reuters. Ils ont expliqué dans un communiqué que l'enquête de la SEC se déroulait simultanément à la procédure criminelle en cours au Japon, au titre de la loi japonaise sur les marchés et les instruments financiers.

"Nous sommes satisfaits d'avoir résolu cette affaire avec les Etats-Unis sans qu'une malversation soit établie ou reconnue", ont ajouté les avocats de Carlos Ghosn dont le procès au Japon doit s'ouvrir en avril 2020. Pour arrêter les poursuites, le patron déchu a toutefois dû payer une amende civile d'un million de dollars, rapporte l'AFP. Il est de plus interdit de diriger une entreprise cotée en Bourse pendant 10 ans.

Le patron déchu a bénéficié de l'aide de Greg Kelly

Pour dissimuler les 140 millions de dollars de revenus destinés à sa retraite, Carlos Ghosn aurait notamment bénéficier du soutien de l'ancien administrateur de Nissan Greg Kelly. 

"De 2009 jusqu'à son arrestation à Tokyo en novembre 2018, (Carlos) Ghosn, avec l'aide substantielle de (Greg) Kelly et de ses subordonnés chez Nissan, a pris part à une combine visant à dissimuler plus de 90 millions de dollars de rémunération, et a aussi augmenté de plus de 50 millions l'indemnité de retraite de Ghosn", accuse la SEC dans un communiqué consulté par l'AFP.

Arrêté en novembre 2018 au Japon, pour "abus de confiance aggravé", le dirigeant d'entreprise a été libéré sous caution au printemps 2019.

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