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Carlos Ghosn aurait un 'complexe de dieu' et souffrirait de la 'maladie du PDG' selon un ancien pilier de l'industrie automobile

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Les allégations selon lesquelles Carlos Ghosn, l'ancien chef de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, aurait sous-déclaré ses revenus chez Nissan et utilisé l'argent de la société à des fins personnelles ne sont pas surprenantes, a déclaré jeudi l'ancien vice-président de General Motors, Bob Lutz, sur la chaîne de télévision américaine CNBC. Avec le temps, l'ego de Carlos Ghosn aurait gonflé, et il aurait développé "la maladie du PDG", selon les termes de cet ancien pilier de l'industrie automobile.

"Ce type de personnalité a tendance à dépasser les bornes et à faire des choses que le reste d'entre nous ne ferait pas, parce qu'ils pensent qu'ils sont si importants, si bien connectés et d'une telle importance pour l'économie que personne n'oserait jamais les arrêter. Ces gens, qui ne reçoivent rien d'autre que de l'adulation de la part des médias et de leurs collaborateurs, n'écopent jamais de commentaires négatifs. Ils ont tendance à développer un complexe de dieu, et à croire qu'ils sont au-dessus des lois, dans une certaine mesure", assène Bob Lutz.

Bien qu'il ait déclaré qu'il n'accusait pas Carlos Ghosn d'être coupable de mauvaise conduite financière, Bob Lutz a dit qu'il serait surpris si les accusations contre l'ex-PDG de 65 ans résultaient, comme il l'a prétendu, d'une conspiration au sein de Nissan. En guise de réponse, un représentant de Carlos Ghosn a déclaré à Business Insider US que l'interview, jeudi sur CNBC, de Jeff Sonnenfeld, de la Yale School of Management, était "beaucoup plus pertinente et informée" que celle de Bob Lutz.

Les commentaires de l'ex-dirigeant de General Motors sont intervenus après que Carlos Ghosn a fui le Japon, où se préparait son procès pour le Liban, son pays d'origine. Il aurait considéré que son procès aurait plus de chances de lui être favorable s'il se tenait au Liban qu'au Japon, où le taux de condamnation est de 99%, selon le Wall Street Journal.

"Je suis maintenant au Liban, et je ne serai plus otage d'un système judiciaire japonais truqué, où la culpabilité est présumée, où la discrimination est omniprésente, et où les droits humains fondamentaux sont bafoués, au mépris des obligations juridiques du Japon qui découlent du droit international et des traités, qu'il est tenu de respecter", a déclaré mardi le dirigeant déchu dans un communiqué relayé par le New York Times.

Version originale : Mark Matousek/ Business Insider

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