Le PDG de Renault et de l'alliance Renault-Nissan Carlos Ghosn. REUTERS/Charles Platiau

Une nouvelle fois, un tribunal de district de Tokyo a décidé de prolonger la détention de Carlos Ghosn.

Le PDG du constructeur automobile Renault et de l'alliance Renault-Nissan restera derrière les barreaux au moins jusqu'au 11 janvier.

Le patron franco-libanais croupissait dans une petite cellule, avec accès limité à la douche, dans le centre de détention de Kosuge à Tokyo, au Japon, après avoir été cueilli par les autorités nippones à la descente d'un jet privé le 19 novembre. Depuis quelques semaines, il bénéficierait toutefois d'un traitement plus clément et aurait quitté cette cellule, précise le journal Les Echos.

Il a été inculpé le 10 décembre pour avoir minoré ses revenus pendant cinq ans, en ne déclarant pas l'intégralité de ses rémunérations chez le constructeur Nissan de 2010 à 2015. Et sa garde à vue avait été prolongée afin d'élargir l'enquête aux sommes perçues lors des trois années suivantes, de 2015 à 2018.

Soupçonné d'abus de confiance, il a de nouveau été placé en état d'arrestation le 21 décembre. Dans ce troisième volet de l'affaire, le parquet de Tokyo enquête sur des pertes personnelles de l'ex-président de Nissan, qu'il aurait fait passer dans les comptes du constructeur automobile japonais. Le préjudice s'élèverait à 1,85 milliards de yens, soit environ 14,5 millions d'euros.

Pour couvrir ses pertes, qui remonteraient à la crise financière de 2008, Carlos Ghosn aurait utilisé le compte d'une filiale de Nissan et réalisé des virements sur le compte d'un ami saoudien, croit savoir Les Echos. Ses avocats, qui ne peuvent assister aux interrogatoires dont fait l'objet le patron du CAC 40, continuent de nier toute responsabilité.

Après le 11 janvier, Carlos Ghosn pourrait très bien voir sa garde à vue une énième fois prolongée, sur la base de nouvelles accusations.

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