Carlos Ghosn ne pourra pas participer au conseil d'administration de Nissan

Carlos Ghosn accompagnée de sa femme Carole, à l'arrivée à son lieu de résidence, à Tokyo au Japon, le 8 mars 2019. REUTERS/Issei Kato

Libéré le 6 mars contre le versement d'une caution de 7,9 millions d'euros, Carlos Ghosn voulait déjà reprendre les affaires. Il entendait en effet participer au conseil d'administration de Nissan, prévu mardi 12 mars. Mais un tribunal de Tokyo a rejeté la demande de l'ancien président du constructeur automobile, selon le groupe audiovisuel public japonais NHK, rapporte Reuters. Après plus de cent jours de détention et de multiples demandes de libération sous caution, Carlos Ghosn avait fini par pouvoir sortir du centre de détention de Tokyo où il était retenu et interrogé depuis le 19 novembre.

Il reste néanmoins soumis à un contrôle judiciaire strict et doit notifier ses déplacements et rencontres. C'est dans ce cadre qu'il a formulé une requête auprès d'un tribunal de district de la capitale japonaise pour assister au conseil d'administration de Nissan, dont il reste l'un des administrateurs, a précisé son avocat Junichiro Hironaka. L'ex-PDG de Renault, architecte de l'alliance entre le constructeur français et Nissan, fait l'objet de trois chefs d'inculpations. La justice nippone l'accuse d'abus de confiance aggravé et d'avoir minoré ses revenus chez Nissan pendant près de dix ans, de 2010 à 2018. Carlos Ghosn nie toujours les faits et sa famille a saisi les instances de l'ONU, estimant que les droits fondamentaux du patron franco-brésilien n'avait pas été respectés pendant son séjour derrière les barreaux. 

Nissan, qui doit certainement être soulagé par la décision que vient de rendre le tribunal tokyoïte, a annoncé que les dirigeants des trois constructeurs réunis dans l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi tiendraient mardi une conférence de presse à son siège, à Yokohama, précise Reuters.

Renault a de son côté indiqué, dans un communiqué publié ce lundi 11 mars, être en discussions au sujet d'un nouvel organe commun aux trois groupes automobiles, "afin d'améliorer et de renforcer leur collaboration". "L'accord envisagé n'aura aucun impact sur l'existence du RAMA (accord-cadre de l'alliance, ndlr) et de la structure d'actionnariat croisé, qui resteront tous deux en place", ajoute le constructeur français.

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