Carlos Ghosn va sortir de prison au Japon mais il aurait accepté d'être épié pour être libre

REUTERS/Jean-Paul Pelissier

La justice japonaise a rejeté mardi l'appel interjeté quelques heures plus tôt par le parquet contre la libération sous caution de Carlos Ghosn, détenu depuis le 19 novembre pour des accusations de malversations financières. Le tribunal du district de Tokyo avait accepté ce mardi 5 mars 2019 la demande de libération sous caution effectuée par Carlos Ghosn, détenu depuis son arrestation le 19 novembre dernier au Japon sur des accusations de malversations financières.

La caution de Carlos Ghosn a été fixée par le tribunal à un milliard de yens, soit 7,9 millions d'euros environ. Cette décision est une première victoire pour la nouvelle équipe juridique de Carlos Ghosn, dont c'était la troisième demande de mise en liberté. Pourtant, même si on ne connaît pas les détails sur les conditions de cette libération possible — en attendant la décision de la justice sur l'appel du procureur — les premières informations disponibles ne laissent pas de doute quand à la liberté relative dont jouirait Carlos Ghosn.

Le nouvel avocat de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, avait déclaré que son client était prêt à se soumettre à de sévères restrictions, dont la vidéosurveillance et la surveillance de ses communications, dans le but d'obtenir sa libération sous caution. Dans les faits, le patron franco-libanais aura ainsi l'interdiction de quitter le Japon même pour un bref séjour, l'obligation d'y résider et plusieurs dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves. Selon l'agence de presse Kyodo, l'architecte de l'alliance Renault-Nissan va notamment être placé sous vidéosurveillance à son domicile.

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La précédente offre de Carlos Ghosn en janvier qui avait prévu d'engager des agents de sécurité et de porter un bracelet de surveillance de la cheville n'avait pas convaincu les juges, qui avaient évoqué un risque de falsification des preuves. Le Monde indique que c'est un motif souvent évoqué au Japon."

Carlos Ghosn est en détention à Tokyo depuis son arrestation le 19 novembre. Il a été inculpé d'abus de confiance aggravé et d'avoir minimisé ses revenus chez Nissan pendant près de dix ans, jusqu'en 2018. Il nie les faits qui lui sont reprochés.

La famille de Carlos Ghosn a annoncé lundi avoir saisi les instances de l'Onu chargées de veiller au respect des droits fondamentaux, s'inquiéter notamment de voir l'ancien président de Nissan ne pas bénéficier des conditions d'un procès équitable.

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