Le PDG de Renault Carlos Ghosn, en octobre 2018. REUTERS/Regis Duvignau

Les révélations n'en finissent pas dans l'affaire Carlos Ghosn. Le PDG de Renault pourrait faire l'objet de nouvelles accusations financières.

Selon Les Echos, il aurait reçu 7 millions d'euros d'une co-entreprise de Nissan et Mitsubishi BV (NMBV), fondée en juin 2017 aux Pays-Bas, afin de distribuer des bonus aux employés et managers des deux constructeurs, oeuvrant à la progression des synergies entre les deux groupes automobiles. 

Les trois directeurs, dont Carlos Ghosn et le directeur général de Nissan Hiroto Saikawa, ne devaient rien percevoir. Mais le patron français, ex-président de Nissan, aurait réussi à se faire engager en tant que salarié de NMBV, sans que les autres directeurs en soient informés.

Il a ainsi pu se rendre éligible à des rémunérations et aurait touché "un bonus d'embauche de 1,46 million d'euros avant de se programmer un salaire annuel de 5,82 millions d'euros", selon le quotidien économique. 

Carlos Ghosn aurait ainsi reçu au total autour de 7 millions d'euros, en n'assistant qu'à une seule réunion de la société NMBV, en août 2018.

Celui qui reste officiellement à la tête de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi fait déjà l'objet de trois inculpations et risque 15 ans de prison

De nouveau mis en examen le 11 janvier, il pourrait rester longtemps derrière les barreaux. Ses avocats ont déposé une nouvelle demande de libération sous caution pour mettre fin à sa détention entamée le 19 novembre. Un juge de la cour de Tokyo doit se prononcer mardi ou mercredi.

Carole Ghosn fait appel à Human Rights Watch pour prendre la défense de son mari

Après son fils et ses deux filles, Carlos Ghosn bénéficie du soutien public de sa femme. Carole Ghosn a adressé une lettre de neuf pages à l'ONG Human Rights Watch pour dénoncer les "rudes" conditions de détention de son mari, selon l'AFP. Elle assure qu'il aurait perdu sept kilos depuis le début de sa détention et qu'il ne mangerait que du riz et de l'orge.

"Pendant des heures chaque jour, les inspecteurs l'interrogent, l'intimident, le sermonnent et l'admonestent, dans l'intention de lui extirper une confession", écrit-elle notamment, appelant l'ONG à mettre la pression sur le gouvernement japonais pour qu'il réforme "son système draconien de détention et d'interrogatoire".

Détenu initialement dans une cellule de seulement 6,5 mètres carrés, avec un tatami au sol, Carlos Ghosn aurait ensuite été transféré dans une cellule plus spacieuse, munie d'un lit à l'occidental. 

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