Atelier fromage chez Carrefour. Facebook/Carrefour

Carrefour est attaqué de toutes parts en France mais il est très difficile de savoir comment il va répondre.

En 2016, son chiffres d'affaires global, prenant en compte l'international, a bien augmenté de 3,3%pour atteindre 85,7 milliards d'euros.

Mais après trois ans de hausses consécutives, le groupe a dû se résoudre à annoncer ce jeudi 9 mars un résultat opérationnel sur un an en baisse de 3,8% à 2,35 milliards d'euros.

Les résultats du groupe ont été notamment plombés par les contre-performances en France, dues au recul des hypermarchés, qui comptent pour le quart des ventes du groupe et qui restent à la peine.

Par ailleurs, comme Leclerc, Casino ou Auchan, il subit l'offensive d'Amazon. Le groupe américain a réalisé 4,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires hors alimentaire pour la seule année 2016, selon une étude de Morgan Stanley. 

Pour tenter de rassurer ses investisseurs, Carrefour n'a pas le choix: il affiche de fortes ambitions de croissance sur tous ses canaux, dont le numérique. Son PDG Georges Plassat a ainsi déclaré que son groupe visait un triplement de son volume d'affaires en e-commerce à 4 milliards d'euros d'ici à 2020. 

Seul problème: il n'a donné aucune précision sur les moyens pour atteindre ce montant. Et les analystes n'ont pas manqué de souligner cette frilosité.

"Le marché réclame plus d'ambition, plus de vision", a confié à Reuters un analyste sous couvert d'anonymat, ajoutant que les objectifs sur le digital restent "flous".

Pendant ce temps, Amazon lui vient de lancer dans l'Hexagone un nouveau service de livraison de courses, Amazon Pantry.

Outre ce manque de clarté, les analystes regrettent aussi l'absence de prévision sur la rentabilité attendue en France, comme sur les introductions en Bourse à venir des actifs brésiliens et de la foncière Carmila.

Carrefour a simplement dit s'attendre à une croissance de ses ventes comprise entre 3% et 5% en 2017 à taux constants.

A la clôture de la Bourse de Paris, l'action du groupe a chuté de -4,04% à 21,80 euros, soit la plus forte baisse du CAC 40 de la journée.

Investing.com

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Amazon lance son service de livraison de courses en France — mais il y a un gros bémol

VIDEO: Pourquoi le caviar coûte si cher