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L'Europe vient de donner un signe encourageant sur la sortie de la France de la procédure de déficit excessif

L'Europe vient de donner un signe encourageant sur la sortie de la France de la procédure de déficit excessif
© REUTERS/Yves Herman

La Commission européenne a revu en hausse sa prévision de croissance pour l'économie française en 2017, à 1,6%, et maintenu à 1,7% sa prévision pour 2018, tout en abaissant sa prévision de déficit public.

Les économistes de la Commission estiment que le déficit public tombera à 2,9% du produit intérieur brut fin 2017, contre 3,0% précédemment.

Le déficit public devrait se maintenir à 2,9% en 2018, contre 3,2% dans les prévisions en mai. Cela permet à la France de repasser sous le seuil de 3,0%.

"Si la France maintient ses efforts (...) alors elle sortira de la procédure de déficit excessif au printemps 2018, mais ça se fera sur des bases extrêmement objectives qui seront les résultats de l'exécution 2017 et nos prévisions pour 2018 au printemps 2018", a dit le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici lors d'un point presse.

Il y a toutefois deux exceptionnels qui n'ont pas été pris en compte respectivement sur 2017 et 2018:

"La recapitalisation d'Areva et le remboursement de la taxe sur les dividendes représentent des risques clairs pour cette prévision et pour la correction du déficit public sous le seuil de 3% du PIB", prévient ainsi la Commission sans son rapport.

Dans un communiqué, le gouvernement français a déclaré:

"La Commission a publié aujourd'hui ses prévisions d’automne 2017-2019 pour l'Union européenne. Elle souligne la dynamique de croissance de l'économie française pour 2017, 2018 et 2019, portée notamment par un rebond de l'investissement et de la consommation, elle conforte ainsi les prévisions du Gouvernement. (...)

Le Gouvernement rappelle les efforts de sincérité du budget de l’Etat, qui assureront sa bonne exécution en 2018. (...)

Le Gouvernement réaffirme sa stratégie de finances publiques sur le quinquennat, axée sur une réduction de la part des dépenses dans le PIB de plus de 3 points, une baisse des prélèvements obligatoires de l’ordre de 1 point, et une baisse de sa dette de 5 points."

Business Insider