Publicité

Ce navire de l'US Navy parvient à neutraliser des essaims de drones grâce au brouillage

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

Ce navire de l'US Navy parvient à neutraliser des essaims de drones grâce au brouillage
Le prototype furtif M80 Stiletto a été conçu pour voguer à grande vitesse avec une signature acoustique basse. © U.S. Navy/Wikimedia Commons
Publicité

Les drones donnent des sueurs froides aux armées du monde entier. Peu onéreux et souvent si petits qu'ils n'émettent aucune signature radar, ils peuvent être équipés de charges explosives pour mener des embuscades. Leur présence ne cesse de croître dans les zones de conflit — l'invasion turque du nord de la Syrie et la guerre dans le Haut-Karabakh, en 2020, en sont les exemples les plus récents. Surtout, ces petits aéronefs peuvent être déployés quasiment partout.

C'est pour se prémunir de cette menace en milieu maritime que l'US Navy a testé, six semaines durant, une nouvelle technologie anti-drone : DroneSentry-X. Ce nouveau système, conçu par l'entreprise australienne DroneShield, a été expérimenté à bord du M80 Stiletto, un navire expérimental de la marine américaine.

À lire aussi — Cette arme géante parvient à prendre le contrôle de drones en plein vol

Lancé en 2006, ce vaisseau furtif aux lignes futuristes peut atteindre 110 km/h avec une faible signature acoustique — ses cinq coques lui permettent de voguer de manière étonnamment stable en mer agitée. À l'heure actuelle, il sert principalement de laboratoire flottant pour les essais de nouvelles technologies.

Brouillage jusqu'à 300 mètres

Dans une newsletter publiée lundi 12 juillet, DroneShield a affirmé que son système anti-drone avait "démontré sa capacité de détection globale, ses portées de détection et de neutralisation, son fonctionnement en mouvement dans divers états de mer et son efficacité contre les essaims de drones." Ces derniers étaient constitués d'un "large éventail de menaces robotiques sans pilote", sans plus de précision de la part de la société.

Surtout, la particularité de DroneSentry-X réside dans son fonctionnement. Active sur 360 degrés, ce capteur combine l'intelligence artificielle et les radiofréquences pour détecter des drones volant "à n'importe quelle vitesse." Une fois que des radiofréquences semblables à celles utilisées par les drones sont identifiées, l'armada de capteurs brouille le signal de l'aéronef, forçant son atterrissage. Selon son concepteur, la portée de détection du système s'étend au-delà de deux kilomètres, tandis que le brouillage peut s'effectuer à 300 mètres de distance.

Le logiciel sur lequel est basé cette technologie est "efficace dans un large éventail d'environnements, y compris la nuit" et peut "estimer la distance et l'altitude de la cible par rapport au capteur" explique DroneShield.

Dans un email transmis à The War Zone, le PDG de l'entreprise australienne Oleg Vornik s'est réjoui du succès des essais mais également de "la robustesse dans un environnement humide et corrosif" de son arme anti-drones. Selon le fabricant australien, le gouvernement américain et sa constellation d'agences sont "les premiers clients de systèmes anti-drones au monde".

À lire aussi — Un laser détruit un mini-drone en plein vol, une première pour l'armée française

Découvrir plus d'articles sur :