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Une attaque au camion a fait 8 morts à New York — voici ce que l'on sait

Une attaque au camion a fait 8 morts à New York — voici ce que l'on sait
© REUTERS/Andrew Kelly

Huit personnes ont été tuées et 11 autres blessées, mardi 31 octobre, à New York, par une camionnette qui a fauché piétons et cyclistes sur une piste cyclable de Manhattan, quelques heures avant la grande parade de Halloween.

Les autorités parlent d'un "acte terroriste".

Le conducteur a été blessé par la police: après avoir fini sa course dans un bus scolaire, il est sorti de sa camionnette de location en brandissant ce qui semblait être des armes de poing.

Un pistolet de paintball et une autre arme factice ont été découverts sur les lieux.

Selon CNN et le New York Times, il a laissé une note dans laquelle il dit avoir agi au nom de l'Etat islamique. L'attentat n'a pas encore été revendiqué.

Le suspect a été hospitalisé et opéré. La police n'a pas révélé son identité.

Une source proche de l'enquête a confié à Reuters qu'il s'agit d'un Ouzbek nommé Sayfullo Saipov et âgé de 29 ans. Tachkent a fait savoir que l'information était en cours de vérification.

Six des décès ont été constatés sur place et les deux autres à l'hôpital, selon le commissaire de police James O'Neil. Cinq des huit tués étaient Argentins, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères à Buenos Aires. Ils se trouvaient à New York pour fêter le 30e anniversaire de leur baccalauréat. Un sixième Argentin, membre du même groupe, figure parmi les blessés.

Une autre victime est belge, selon Bruxelles.

Bill de Blasio, le maire de New York, a très vitre parlé d'un acte terroriste, tout comme le département de la Sécurité intérieur.

Andrew Cuomo, gouverneur de l'Etat, a déclaré que le suspect avait agi seul:

"Il n'y a pas d'éléments évoquant un complot plus large (...) Ce sont les actes d'un individu isolé visant à causer la douleur et probablement la mort".

Le président américain Donald Trump a lui aussi évoqué "une attaque terroriste" et mentionné d'emblée l'Etat islamique dans un tweet.

"Nous ne devons pas autoriser l'EI à revenir, ou à entrer dans notre pays après l'avoir vaincu au Moyen Orient et ailleurs. Assez".

Le président américain a dit avoir ordonné au département de la Sécurité intérieure de renforcer le programme de contrôle des étrangers ("Extreme Vetting Program"). "Etre politiquement correct, c'est bien, mais pas pour cela !", a-t-il tweeté.

Emmanuel Macron a exprimé "l'émotion et la solidarité de la France à New York et aux États-Unis". "Notre combat pour la liberté nous unit plus que jamais", a déclaré le président français sur Twitter.

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