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Ce que le Brexit va changer pour vos voyages au Royaume-Uni


Après d'âpres négociations entre Bruxelles et Londres, et une sortie repoussée à plusieurs reprises, le Royaume-Uni quittera bien l'Union européenne (UE) ce vendredi 31 janvier. L'UE se verra ainsi amputer de 5,5% de son territoire. Sa population diminuera également de 66 millions d'habitants pour passer à environ 446 millions. Les 73 eurodéputés britanniques élus en mai 2019 cesseront de siéger au Parlement. Les sièges libérés seront octroyés pour 46 d'entre eux à de futurs Etats membres, et 27 seront redistribués.

Les conséquences du Brexit seront multiples et beaucoup restent encore floues. Elles dépendront notamment de l'issue des nouvelles négociations à venir entre le Royaume-Uni et la diplomatie européenne. Néanmoins, tout ne changera pas du jour au lendemain au 1er février. Et vous pourrez continuer à voyager de l'autre côté de la Manche sans souci. Les règles resteront en effet les mêmes pour les Français souhaitant partir un weekend à Londres ou visiter le château de Cardiff au Pays de Galles.

Pas besoin de visa pour un séjour inférieur à 90 jours

Le Royaume-Uni n'étant pas dans l'espace Schengen, qui offre une libre circulation des personnes, vous devrez comme avant présenter une carte d'identité ou un passeport valide pour entrer dans le pays. Dans la mesure où l'accord de retrait de l'UE a été validé par les eurodéputés mercredi 29 janvier, la législation régissant la circulation des personnes restera la même qu'actuellement, et ce jusqu'au 31 décembre 2020, précise le site France Diplomatie du gouvernement. Il n'y a donc pas besoin de visa pour effectuer un séjour de courte durée — de moins de trois mois — au Royaume-Uni d'ici 2021.

Faites le test — Quelle ville devriez-vous visiter cette année ?

À partir de 2021, un nouveau système d'immigration devrait être mis en place outre-Manche et rien ne garantit qu'une simple carte d'identité sera alors suffisante pour se rendre sur le territoire en vacances. En attendant, les droits des voyageurs vont rester inchangés. La même législation que celle de l'UE s'appliquera en cas de refus d'embarquement, d'annulation ou de retard important de vol, de train, de bateau ou de bus.

Le trafic aérien et les services d'Eurostar maintenus tels quels jusqu'à fin 2020

D'ailleurs, Eurostar a précisé que ces services et conditions de vente seront maintenus en l'état après le Brexit. "Nous travaillons avec nos partenaires dans les gares, les gouvernements et les autorités de contrôle des deux côtés de la Manche pour s'assurer que des plans solides sont en place et que nous puissions continuer à opérer dans un scénario de deal ou de 'no-deal' après cette période de transition", écrit l'entreprise ferroviaire sur son site internet. Le trafic aérien des compagnies britanniques ne sera pas non plus perturbé jusqu'à la fin de l'année, selon le Centre européen des consommateurs.

Par ailleurs, après la période de transition, qui arrivera à échéance fin 2020, la carte européenne d'assurance maladie (CEAM) ne sera plus valide au Royaume-Uni si aucun accord n'est trouvé d'ici-là avec l'UE. Cette période pourrait éventuellement être prolongée, bien que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, y est clairement opposé. Elle doit laisser le temps à Bruxelles et Londres de trouver un accord pour établir la future relation commerciale entre le Royaume-Uni et l'UE.

Business Insider
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