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Voici ce que l'on sait sur le fonds de 10Mds€ promis par le gouvernement pour financer 'l'industrie du futur'

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Voici ce que l'on sait sur le fonds de 10Mds€ promis par le gouvernement pour financer 'l'industrie du futur'
© Facebook/Edouard Philippe

Annonce cet été, le fonds pour l'innovation du gouvernement français prend forme puisqu'il sera opérationnel dès le 1er janvier 2018, a annoncé lundi le Premier ministre, Edouard Philippe.

"Ce fonds sera opérationnel le 1er janvier 2018", a-t-il déclaré lors d'un Conseil national de l'industrie, à Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Promesse de campagne pour "l'industrie du futur" d'Emmanuel Macron, ce fonds est dédié aux investissements dans les technologies innovantes, essentiellement pour l'industrie.

C'est une nouvelle étape d'un processus entamé sous l'ancienne majorité. En septembre 2013, François Hollande et Arnaud Montebourg avaient ainsi lancé un grand programme destiné à soutenir l’innovation: la "Nouvelle France industrielle", rappelle le journal Le Monde.

Afin d'apposer sa patte sur un nouveau dispositif, le gouvernement va effectuer un audit pour conserver ou non les expérimentations et les filières choisies à l'époque. Le choix devrait être entériné le 26 février 2018.

Voici ce que l'on sait déjà sur le fonds pour l'innovation:

Le fonds de l'Etat pour l'innovation sera opérationnel le 1er janvier prochain. Il sera doté de 10 milliards d'euros a promis le gouvernement. Le rendement annuel de ce fonds pour l'innovation sera de l’ordre de 200 à 300 millions d’euros par an.

REUTERS/Benoit Tessier

L'idée du fonds est de financer l'innovation dite de rupture mais on sait déjà que la voiture autonome et l'intelligence artificielle en feront partie. Les attributions précises de cet argent ne sont pas encore décidées. Une mission est chargée de faire des recommandations et Philippe Varin, ancien patron de PSA et président du conseil d'administration d'Areva, y jouera un rôle essentiel.

Le robot Pepper lors d'une foire sur l'innovation et la tech à Riga en Lettonie, le 9 novembre 2017. REUTERS/Ints Kalnins

Le fonds sera alimenté en cash par le produit des récentes cessions de participations dans Engie — 4,15% pour 1,53 milliard d'euros — et Renault — 4,73% pour 1,21 milliard d'euros. "Les participations publiques seront sorties du fonds au fur et à mesure que l’abondement tiré des cessions montera en puissance", a précisé Edouard Philippe.

Wikimedia Commons/LCV COMMUNICATION

C'est l'Agence des participations de l'Etat (APE) qui détient des parts dans les entreprises concernées. Elle gère un portefeuille de 81 entreprises dont Airbus, Air France-KLM , CNP Assurances, la banque Dexia, EDF, le groupe minier Eramet, Orange, ainsi que dans les équipementiers d'aérospatiale et de défense Safran et Thales.

Le Groupe ADP et la Française des Jeux (FDJ) seraient les prochaines entreprises concernées pour des cessions. L'exploitant des aéroports de Roissy et d'Orly a versé l'an passé un total de 258 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires. Mais l'APE a démenti le 8 novembre avoir pris une décision, voire même choisi une orientation pour ADP.

Capture d'écran clip Groupe Aéroports de Paris. Paris Aéroport

La France dispose déjà de dispositifs pour soutenir l'innovation, notamment à travers Bpifrance. La banque publique prend des participations dans des entreprises à fort potentiel de croissance dans les sciences de la vie, le numérique, l'environnement ou la santé. Les tickets vont de 1 à 50 millions d'euros pour faire émerger des champions français, comme Ekinops ou Doctolib — qui a levé 50 millions d'euros en trois ans.

REUTERS/Philippe Wojazer

A titre de comparaison, la Chine a dépensé 13 milliards d'euros pour devenir le leader mondial en intelligence artificielle. Du côté des entreprises privées, Google, Apple, Facebook et Amazon auraient prévu d'investir 60 milliards de dollars dans l'intelligence artificielle cette année.

REUTERS/Kim Kyung-Hoon
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