Le président de la Banque centrale européenne, l'Italien Mario Draghi. REUTERS/Vincent Kessler

La première réunion de l'année du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) s'est tenue ce jeudi 24 janvier à Francfort, en Allemagne, où se trouve le siège de l'institution.

La BCE a décidé de laisser sa politique monétaire inchangée par rapport à la précédente réunion de l'institution en décembre. 

Les membres de son directoire et les 19 gouverneurs des banques centrales de la zone euro se retrouvaient dans un contexte de ralentissement de l'économie mondiale et d'incertitudes liées à l'enlisement des négociations sur le Brexit. 

Voici plus en détails ce qu'a décidé la BCE:

  • L'institution maintient ses taux à un niveau très bas, voire négatifs: les taux d'intérêt des opérations principales de refinancement, ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt, demeurent donc respectivement à 0,0 %, 0,25 % et -0,4 %;
  • Ses taux demeureront à leurs niveaux actuels "au moins jusqu'à l'été 2019" et "aussi longtemps que nécessaire" pour que l'inflation s'oriente vers l'objectif de la BCE, soit une hausse des prix proche de 2%. L'institution n'a pas fourni plus de précisions, alors que les marchés financiers anticipent un premier relèvement des taux pas avant mi-2020, face au ralentissement de la croissance dans la zone euro;
  • La BCE a aussi rappelé qu'elle prévoyait de continuer "aussi longtemps que nécessaire" à réinvestir la totalité des montants perçus à l'échéance des obligations qu'elle détient et qu'elle a acquises dans le cadre de son vaste programme de rachats d'actifs, lancé en 2015 pour stimuler l'économie de la zone euro et qui a pris fin au 31 décembre 2018;
  • Ses réinvestissement se poursuivront "pendant une période prolongée" après la date à laquelle la BCE aura commencé à relever ses taux d'intérêt. Et ils se poursuivront "aussi longtemps que nécessaire" pour injecter des liquidités dans l'économie de la zone euro.

Le président de l'institution, Mario Draghi, a par ailleurs livré son évaluation des risques pesant sur la zone, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs. Le dynamisme de la croissance à court terme est "plus faible que précédemment anticipé", a-t-il notamment déclaré, rapporte Reuters. Mais le Conseil a "unanimement considéré que la probabilité d'une récession est faible", a ajouté Mario Draghi.

Selon lui, la persistance d'incertitudes, "en particulier du fait de facteurs géopolitiques et de la menace protectionniste, pèse sur le sentiment économique". 

Mario Draghi a aussi indiqué que la BCE ne comptait pas pour le moment se lancer dans une nouvelle série de prêts à taux très bas au bénéfice des banques de la zone euro, qui dans leur ensemble sont "beaucoup plus fortes" qu'avant le début de la crise financière. 

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