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Ce qu'il faut retenir des premiers jours de Thomas Pesquet à bord de l'ISS

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Ce qu'il faut retenir des premiers jours de Thomas Pesquet à bord de l'ISS
Thomas Pesquet lors de la conférence de presse. © NASA TV

Il est le premier européen à avoir pris place à bord de la capsule Crew Dragon de SpaceX : Thomas Pesquet s'est envolé pour la Station spatiale internationale (ISS) le 23 avril, avec Megan McArthur et Shane Kimbrough de la NASA, ainsi qu'Akihiko Hoshide, de l'Agence spatiale japonaise. Ils ont atteint l'ISS près de 24 heures plus tard et ont rejoint les sept autres astronautes déjà présents à bord (quatre d'entre eux doivent retourner sur Terre dans les prochains jours). La mission en orbite de Thomas Pesquet doit durer six mois.

Se prêtant à son premier jeu de questions-réponses avec la presse, en direct depuis l'espace ce vendredi 30 avril, il est revenu sur le lancement et le voyage à bord de la capsule Crew Dragon, "un peu différent que le Soyouz, un peu plus doux au décollage", mais des sensations fortes malgré tout : "si on aime les manèges de foires et les sensations fortes, un décollage en fusée c'est ce qu'on peut faire de mieux". Arrivé à bord de l'ISS, l'astronaute a décrit "un vrai plaisir" d'y être à nouveau : "c'est un peu ma deuxième maison, j'ai retrouvé mes amis, j'ai retrouvé des habitudes".

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L'ISS héberge pendant quelques jours 11 astronautes "c'est quand même pas mal, ce n'est pas le record à bord (qui est de 13, NDLR), mais ça se passe plutôt bien", a déclaré Thomas Pesquet, qui ajoute : "nos prédécesseurs ont été des hôtes parfaits". Il admet apprécier cette vie en communauté, "on s'entend bien, ça rigole beaucoup", qui se déroule selon des règles implicites : "On n'a pas de conseils de colocation, il y a beaucoup de vétérans dans cet équipage, on sait comment ça marche, on fait attention aux autres, des petites attentions de la vie de tous les jours". C'est d'ailleurs l'anniversaire d'un des astronautes ce 30 avril, Victor Glover, qui a été accueilli au réveil par des "des petits ballons" disposés par les autres membres de l'ISS.

Cette colocation spatiale a cependant dû s'organiser, notamment pour le couchage, puisque l'ISS ne dispose que de six couchettes, "bientôt sept", selon Thomas Pesquet. "Six couchettes pour onze membres d'équipage, ça veut dire qu'il y en a cinq qui campent, il y a du monde à peu près partout dans tous les modules." Il indique arriver à dormir "plutôt bien, sans problèmes", accroché dans son sac de couchage. "On fait des nuits entières, on ne veille pas."

L'usage des toilettes, un vrai problème à bord

Contrainte supplémentaire : les toilettes, peut-être "la chose la plus difficile" selon l'astronaute, qui explique : "On a un système de toilettes côté russe et un autre côté américain. Deux pour onze personnes, parfois il y a la queue pendant la journée, mais ça va s'arranger, on devrait en installer une troisième pendant ma mission".

Il avait confié en février dernier qu'il voulait "essayer d'en faire un peu moins et prendre le temps, d'avoir 15 minutes par jour pour moi, de boire un café, de regarder par le hublot et au lieu de prendre photo, créer plutôt un souvenir visuel", mais… à peine parti, Thomas Pesquet a déjà commencé à documenter son voyage, à commencer par une "visite guidée" de la capsule Crew Dragon. Quelques jours après son arrivée à bord de la station spatiale, celle-ci a survolé la France, et plus particulièrement la Normandie (sa région natale) et Paris. Des clichés qui ont été ajoutés à sa galerie photo Flickr, déjà bien alimentée en images.

Une vue de Paris depuis l'espace. ESA/NASA–T. Pesquet

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