Donald Trump à Davos: Je suis le 'cheerleader' de l'Amérique

Le président des Etats-Unis Donald Trump au Forum économique mondial à Davos, 26 janvier 2018. REUTERS/Carlos Barria

DAVOS, Suisse — Arrivé jeudi 25 janvier à Davos, Donald Trump était depuis le début de la semaine déjà dans les têtes et bien des discussions des participants du Forum économique mondial (WEF).

Ce vendredi, jour de clôture du WEF 2018, le président des Etats-Unis était invité à s'exprimer devant un Forum déjà sensiblement vidé de ses participants. 

La veille, une forêt de smartphones avaient immortalisé son entrée dans le centre des congrès. "Agenouillement? Enthousiasme ou est-ce la fascination pour un phénomène incompréhensible?", s'interrogeait dans son édition du 26 janvier l'influent quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung.

Car la politique protectionniste prônée par Trump — "America First" —  jure avec les idées mondialistes et écologiques du WEF qui travaillait cette année sur la "création d'un avenir partagé dans un monde fracturé".

Cela n'a pas empêché une foule considérable de s'amasser près d'une heure et demie avant le début de son allocution devant les portes de la salle de conférence pour y sécuriser une place. 

Plus d'une heure avant le discours de Donald Trump à Davos , les participants du Forum économique mondial font la queue pour entrer dans la salle de conférence. Marie-Catherine Beuth/Business Insider France

"La place de ce Forum est de créer les conditions du dialogue", a rappelé Klaus Schwab, le fondateur du WEF, en préambule.

Aux participants qui avaient donc bravé les conventions de Davos et étaient restés jusqu'au vendredi inclus, et aux millions qui suivaient ça, le président des Etats-Unis a livré un discours qui reprenait tous les thèmes connus de sa politique — en matière d'économie, d'immigration, de politique étrangère.

Et donné une formule plus imagée et incarnée de sa politique du "America first". Lors d'un bref échange avec Klaus Schwab à la fin de son discours, Donald Trump a déclaré: 

"Je pense que j'ai été un cheerleader pour notre pays. Tout le monde qui représente un pays ou une entreprise doit être un cheerleader. "

Il a aussi raconté une conversation qu'il avait eue avec le patron d'Apple, Tim Cook, qui a annoncé un plan d'investissement de 350 milliards de dollars sur cinq ans aux Etats-Unis:

"J'ai parlé à Tim Cook, et je lui ai dit que je ne considèrerai jamais notre projet comme abouti s'il n'installait pas ses usines aux Etats-Unis. Et quand il a parlé de 350 milliards de dollars, j'ai d'abord cru qu'il disait 350 millions. Ce qui fait déjà une usine pas mal." 

Voici les principales déclarations de Donald Trump lors de son discours au Forum économique mondial à Davos:

  • "Je suis ici pour représenter les intérêts du peuple américain."
  • "Je suis ici pour délivrer un message simple: il n'y a jamais eu de meilleur moment pour recruter, créer et investir aux Etats-Unis. America is open for business."
  • "C'est le moment d'amener votre entreprise, vos emplois et vos investissements aux Etats-Unis: on a entrepris la plus importante réduction de la régulation, à date."
  • "La régulation est une taxation sournoise. Les Etats-Unis ont 'désélu' les bureaucrates. Croyez-moi, ils sont partout."
  • "En tant que président des Etats-Unis, je placerai toujours l'Amérique d'abord. (...) Mais ça ne veut pas dire l'Amérique seule. Quand l'Amérique prospère, le monde prospère aussi." 
  • "Nous ne pouvons pas avoir de commerce libre et ouvert si certains pays en profitent. Nous sommes pour le libre-échange mais il doit être juste et réciproque. Les Etats-Unis ne laisseront plus passer les abus, y compris le vol de propriété intellectuelle, les subventions sectorielles et les plans économiques d'Etat".
  • "On demande à nos alliés d'investir dans leur propre défense. Tout le monde doit participer à la hauteur de ses engagements financiers." 
  • "L'Amérique est une économie en pointe. Mais notre système d'immigration est bloqué dans le passé. On doit remplacer notre système actuel par un système basé sur le mérite et la capacité des arrivants à contribuer à notre économie et à renforcer notre pays. On sort les gens de la dépendance pour leur rendre leur indépendance." 
  • "Il y a dans cette pièce des dirigeants de pays, des capitaines d'industrie et les esprits les plus brillants de vos pays. Vous avez les moyens de changer les vies. Vous avez aussi une responsabilité vis-à-vis des gens, des travailleurs et citoyens qui ont fait de vous ce que vous êtes."
  • "La réforme fiscale: beaucoup de gens en rêvaient et personne n'a réussi à aller au bout." 

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