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Cédric O offre 2 nouveaux moyens aux startups pour attirer les talents en France

Cédric O offre 2 nouveaux moyens aux startups pour attirer les talents en France
© French Junior Minister for Digital affairs Cedric O visits the Doctolib headquarters in Paris, France, on April 3, 2019. Photo by Eliot Blondet/ABACAPRESS.COM Digital | 677445_002 Paris France

Le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O a dévoilé ce matin une nouvelle liste de 123 jeunes entreprises les plus prometteuses en France, quatre mois après l'annonce du Next40 pour les 40 startups qui devront être les étendards de la French Tech. "Nous leur apportons un panel d'accompagnement et de services qui doivent leur faire gagner du temps, lever certaines difficultés, les aider à attaquer les marchés internationaux, et leur permettre d’aller encore plus vite", explique Cédric O au Figaro. Les startups ont été choisies pour moitié sur la base du montant de leur levée de fonds, supérieure à 20 millions d'euros, et pour l'autre moitié sur la croissance de leur chiffre d'affaires.

Pour Cédric O, ces aides sont un soutien indirect à l'embauche : il estime que les startups françaises vont créer "25 000 emplois nets en France en 2020", sans préciser d'où vient ce nombre. Et pour attirer et retenir ces talents, le gouvernement a décidé d'offrir deux nouveaux moyens au startups "notamment en partageant mieux la valeur d’entreprise créée", explique Cédric O au Figaro. Les deux répondent à des demandes répétées de l'écosystème — investisseurs, startups, réseaux d'entreprises — depuis des années.

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Premier dispositif, les avantages liés aux bons de souscriptions de parts de créateurs d'entreprise (BSPCE) — ou plus communément appelés "stock options" — des startups françaises sont élargies aux salariés des filiales françaises de startup étrangères. Le BSPCE est un dispositif d'intéressement qui permet à un salarié d'acheter les actions de la société à un prix largement inférieur à sa valorisation en cas de croissance. Cédric O croit aux système des vases communicants. "Nous voulons que Facebook, Google ou Stripe fassent venir beaucoup plus d’étrangers en France parce qu’il sera ensuite plus facile pour ces talents d’aller travailler dans une startup française ou de créer leur société, que de venir directement dans une startup française", imagine le secrétaire d'Etat.

La pratique est répandue aux Etats-Unis. On ne compte plus les histoires des premiers salariés de Google, Facebook, PayPal, Ebay devenus millionnaires grâce à ces options. Pour débaucher des profils haut niveau ou plus seniors d'Apple ou Amazon, les startups américaines ont fait des stock options et autres participations financières des actifs quand elles ne peuvent pas s'aligner sur le salaire.

Deuxième dispositif, l'exonération de charges patronales sur l'attribution d’actions gratuites, réservée jusqu'ici aux PME, sera facilitée pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) — entre 250 et 5 000 salariés. Le gouvernement espère faire émerger 25 licornes françaises (entreprises non cotées dont la valorisation dépasse 1 milliard de dollars) d'ici à 2025, contre sept actuellement.

Vous pouvez retrouver la liste ici des 123 entreprises choisies en 2020 par le gouvernement dans ce nouveau programme.

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