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Ces 8 concurrents de TikTok veulent détrôner l'appli la plus téléchargée au monde

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Ces 8 concurrents de TikTok veulent détrôner l'appli la plus téléchargée au monde
En 2021, il est devenu commun de voir des adolescents se filmer avec leur smartphone en train de danser dans la rue : c'est l'effet TikTok. © Maskot/Getty Images
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En 2021, ce n'est plus la peine de vous présenter TikTok. La plateforme chinoise de partage de vidéos a été l'application la plus téléchargée en 2020 dans le monde entier selon le rapport annuel d'App Annie, et la France n'a pas fait exception à son succès. L'engouement pour son flux de vidéos courtes, personnalisé par un algorithme en fonction des goûts de chaque utilisateur, a été tel que les autres applications y ont vu le secret de la réussite, et n'ont pas hésité à le copier sans vergogne pour récupérer le coeur des ados... et leur part du gâteau.

Courant 2020, des clones de TikTok ont ainsi commencé à faire leur apparition sur les smartphones. Les géants des réseaux sociaux — Instagram, Snapchat ou encore YouTube — ont préféré intégrer une nouvelle fonctionnalité directement à leur plateforme originale, quand d'autres entreprises ont lancé leur propre application. Et si pour le moment TikTok est loin d'être détrôné, la concurrence est rude et certains sont prêts à mettre d'importants moyens financiers pour devenir LA nouvelle plateforme de partage de vidéos à la mode.

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Voici 8 applications — ou fonctionnalités intégrées à des applications — qui veulent rivaliser avec TikTok.

8. Clapper

Clapper/App Store

Après Clubhouse, Clapper est la nouvelle application qui fait parler d'elle en ce début d'année 2021. Au premier abord, l'application est une copie conforme de TikTok. Mais elle se distingue sur certains points intéressants : il n'y a aucune publicité, bien qu'elle soit gratuite, elle est réservée aux plus de 17 ans et les vidéos peuvent durer jusqu'à 3 minutes.

Surtout, alors que TikTok est critiqué pour sa modération des contenus politiques, Clapper encourage ses utilisateurs à "devenir des leader d'opinion" et à partager leurs avis divergents grâce à la fonctionnalité "Clapback" (qu'on pourrait traduire par "riposte" en français). L'application affirme également utiliser un algorithme d'"égalité des chances", un argument marketing de taille à l'époque où les algorithmes de TikTok mais aussi d'Instagram et de Twitter sont régulièrement accusés de racisme, sexisme et autres discriminations.

Sur le papier, Clapper se veut donc un TikTok réservé aux adultes, plus ouvert aux débats. Mais comme toujours avec les applications qui modèrent peu leurs contenus et revendiquent une liberté d'expression totale, le danger est qu'elle devienne le fief de groupes extrémistes, comme cela a été le cas pour le réseau social Parler.

7. YouTube Shorts

YouTube

Shorts est un outil directement intégré à YouTube, et non pas une application externe, qui permet de réaliser des vidéos courtes de 15 secondes maximum. Sa version bêta est testée depuis quelques mois en Inde et selon la patronne de YouTube, Susan Wojcicki, c'est déjà une réussite avec 3,5 milliards de vues par jour.

L'entreprise a l'intention de déployer YouTube Shorts dans d'autres pays courant 2021. Reste à voir si le succès sera au rendez-vous dans le reste du monde.

6. Dubsmash

Dubsmash/App Store

À son lancement fin 2014, Dubmash était une application qui permettait de réaliser des lip sync (synchronisations labiales) sur des extraits de films, de série ou des musiques. Elle a connu un succès fulgurant : en six mois, l'appli allemande avait été téléchargée plus de 50 millions de fois dans le monde entier. Puis, une fois l'effet de mode passé, Dubsmash a perdu en popularité.

Début 2020, ses fondateurs ont tenté de redonner un nouveau souffle à l'application en incitant les utilisateurs à publier des challenges de danse, qui ont fait le succès de TikTok (la célèbre Renegade Danse inventée par la jeune américaine Jalaiah Harmon a d'ailleurs d'abord été publiée sur Dubsmash, avant d'être reprise en masse sur TikTok). Et en décembre 2020, le réseau social américain Reddit a racheté l'application.

Résultat : s'il est toujours possible de faire du lip sync sur Dubsmash, les vidéos de doublage humoristiques ont peu à peu disparu au profit de challenges de danse. Dans les commentaires sur l'App Store et le Google Play Store, les utilisateurs sont nombreux à se plaindre de cette ressemblance avec TikTok et à demander le retour de l'ancienne version. Preuve que copier la concurrence ne permet pas de plaire à tout le monde.

5. Byte / Clash

Byte

L'application Byte — à ne pas confondre avec l'entreprise chinoise Byte Dance, maison-mère de TikTok — a été lancée en janvier 2020 par Dom Hofmann, l'un des deux co-créateurs du célèbre Vine, fermé en 2016. Elle se voulait le digne successeur de ce dernier, et se concentrait donc sur le partage de vidéos très courtes (6 secondes qui tournent en boucle) et humoristiques.

En août 2020, une ancienne star de Vine, Bren McNerney, lance à son tour une application de vidéos appelée Clash, ressemblant à un hybride entre TikTok et Vine, permettant de poster des contenus de 21 secondes maximum. Mais la particularité de Clash était de permettre à ses utilisateurs d'être rémunérés facilement pour leur succès (son objectif affiché : "Construire la plateforme de monétisation de nouvelle génération pour les créateurs et les fans"). Avec son système de monétisation des vidéos, Clash voulait donc combler les lacunes des autres applications du même genre.

Désormais, Clash et Byte ne sont plus qu'une seule et même application, sous le nom de byte. Le 17 janvier dernier, Clash a en effet annoncé avoir racheté Byte, afin de "réunir leurs deux communautés pour créer un monde meilleur pour les créateurs". En d'autres termes, les deux applications veulent unir leurs forces pour tenter de faire le poids face à TikTok.

4. Kuaishou

快手

Ce nom ne vous dit sans doute rien, mais en Chine, Kuaishou est la deuxième société de partage de vidéos derrière Bytedance, la maison-mère de TikTok. Elle détient plusieurs applications concurrentes de TikTok, comme Kuaishou Flagship et Kuaishou Express, ainsi que des applis de montage vidéo (mais pas de partage).

Lors de son introduction en Bourse à Hong Kong ce vendredi 5 février, l'entreprise chinoise a vu sa cotation exploser (elle a été quasiment multipliée par trois par rapport au prix d'introduction, comme l'a rapporté l'AFP) et a réussi à lever pas moins de 4,5 milliards d'euros.

Bien que disponible sur l'App Store d'Apple en France, l'application Kuaishou n'est pas traduite en anglais et attire donc peu d'utilisateurs étrangers. Mais sur son site, le lien vers le Google Play Store renvoie à Kwai, une application développée par Kuaishou, qui est, elle, en anglais. Peut-être le signe que Kuaishou a l'ambition de concurrencer TikTok ailleurs qu'en Chine.

3. Triller

Solen Feyissa/Unsplash

Un peu moins connu en France, Triller est pourtant l'un des plus gros concurrents de TikTok aux États-Unis et pour cause : il s'agit d'une application américaine. L'application a su jouer de son côté "made in USA" au moment où TikTok était accusé par Donald Trump d'espionnage pour le gouvernement chinois l'ancien président américain avait même lancé son propre compte Triller.

Mais l'application bénéficie surtout d'une localisation stratégique pour nouer des partenariats avec des créateurs de contenus : Triller est basée à Los Angeles, l'Eldorado des influenceurs et autres stars du Web. L'entreprise n'a d'ailleurs pas hésité à aligner les chèques pour faire venir de célèbres TikTokeurs sur sa plateforme, comme Noah Beck, Griffin Johnson ou encore Charli D'Amelio — la star aux 100 millions d'abonnés sur TikTok a cependant signé un partenariat non exclusif, lui permettant de publier sur les deux applications.

2. Snapchat Spotlight

Snapchat

Snaptchat a lancé une nouvelle fonctionnalité inspirée de TikTok en novembre dernier, dans 11 pays dont les États-Unis et la France. Appelée Spotlight, elle est directement intégrée à l'application de Snap et propose un flux de vidéos personnalisées en fonction des goûts des utilisateurs, grâce à un algorithme similaire à celui de TikTok.

À l'origine, l'onglet s'appelait "En avant" en français, mais a rapidement été renommé Spotlight. Il est facilement accessible sur Snapchat en bas à droite du menu principal. Pour assurer le succès de Spotlight, Snapchat offre des millions de dollars à des jeunes créateurs de contenu. Certains ont déjà gagné une petite fortune grâce à leurs vidéos virales.

1. Instagram Reels

Instagram

Face au succès grandissant de TikTok, Instagram n'a pas tardé à réagir. L'application — qui appartient à Facebook — est connue pour s'approprier les fonctionnalités de ses concurrents, arrivant parfois même à les détrôner sur leur propre terrain de jeu, comme c'était le cas avec les Stories, copiées sur Snapchat.

Dès novembre 2019, alors que TikTok commençait à exploser dans le monde entier, Instagram a lancé son clone, appelé Reels, d'abord en test au Brésil, puis en France et en Allemagne en juin 2020, avant d'être déployé dans tous les pays en août. L'onglet est intégré à Instagram et ressemble comme deux gouttes d'eau à TikTok, avec un flux de vidéos sélectionnées par un algorithme, des effets pour filmer et des musiques en fond sonore.

Mais Reels a eu un peu de mal à attirer les créateurs. De nombreuses vidéos qui y sont publiées sont d'ailleurs des contenus exportés de TikTok (reconnaissables par le logo épinglé sur l'image). Pourtant, Instagram met les bouchées doubles pour le concurrencer : l'entreprise aurait payé de célèbres TikTokeurs pour les attirer sur Reels, et n'a pas hésité à changer complètement l'interface de l'application en novembre dernier pour mettre en avant l'onglet.

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