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Ces 8 destinations de rêve ont créé un nouveau visa pour attirer les télétravailleurs

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Les "nomades numériques" sont les bienvenus dans certains paradis terrestres. © AbhiSuryawanshi/Wikimedia Commons
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Il y avait 85 % de moins de touristes internationaux au premier trimestre 2021 qu'à la même période en 2019, selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). "Des millions et des millions de personnes et d’entreprises en dépendent," s'en alarme son secrétaire général, Zurab Pololikashvili. Les autorités de pays largement tributaires du tourisme ont dû réagir pour compenser cette perte pour leur économie. Certains ont ainsi mis en place de nouveaux visas pour attirer les travailleurs à distance.

Car on n'est pas ouvrier en télétravail, plutôt cadre, avec un bon salaire. Les autorités des destinations touristiques du monde entier ne l'ignorent pas, et se frottent les mains à l'idée de voir les "nomades numériques" — ou "digital nomads", comme ils aiment à se désigner — consommer chez eux. Plusieurs États ont même fixé un seuil de revenus, pour la plupart assez élevé, pour octroyer leur visa, lui-même souvent payant.

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Business Insider France a listé les destinations ayant créé un visa spécial pour attirer les télétravailleurs depuis le début de la pandémie :

La Thaïlande va permettre aux télétravailleurs de rester quatre ans sur son territoire

La plage de Phra nang, dans la province de Krabi, sur la côte ouest du sud de la Thaïlande. Sumit Chinchane/Unsplash

En 2019, le tourisme a rapporté 53 milliards d'euros de recettes en Thaïlande, et généré plus de 12 % du PIB du royaume, selon Les Echos. Depuis, la crise sanitaire a gâché la fête et aurait déjà détruit 1,45 million d'emplois dans le secteur, selon le Tourism Council of Thailand.

Pour limiter la casse, le pays a annoncé la mise en place prochaine d'un visa permettant aux travailleurs à distance d'y résider pendant quatre ans.

L’île de la Dominique

Le village de Scotts Head, au sud-ouest de la Dominique, dans les Caraïbes. Charlottea/Wikimedia Commons

Les autorités de l'île ont mis en place un nouveau visa intitulé "Work in Nature" (travail dans la nature) pour attirer les télétravailleurs de 18 ans et plus n'ayant pas fait l’objet de condamnations pénales. Il est valable pour 18 mois.

La demande coûte 100 dollars (83 euros), auxquels s'ajoutent 800 dollars (664 euros environs) en cas d'octroi du visa, sept jours maximum plus tard. Un "forfait famille" est également proposé pour 1 200 dollars (995 euros).

Les candidats doivent également justifier de 50 000 dollars (environ 41 500 euros) de revenus pour l’année à venir.

La Barbade

Colleton, dans le micro-État de la Barbade, dans les Caraïbes. Scot Goodhart/Unsplash

Le gouvernement a lancé le programme "Barbados Welcome Stamp" pour attirer les télétravailleurs sur l'île. Un visa d'un an leur est délivré sous réserve de justifier de 50 000 dollars (41 500 euros environ) de revenus pendant l'année écoulée. Le sésame coûte 2 000 dollars (environ 1 660 euros) pour une personne ou 3 000 (2 490 euros environ) pour un couple.

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Dubaï, aux Émirats arabes unis

Dubaï, ville la plus peuplée des Émirats arabes unis. ZQ Lee/Unsplash

Le visa "Virtual Working Program" lancé par Dubaï propose aux télétravailleurs (les plus aisés) d'y résider pendant un an. Il faut avoir un contrat de travail ou posséder une entreprise et gagner au moins 5 000 dollars (4 150 euros) par mois. Les frais de dossier s'élèvent à 287 dollars (238 euros).

L'archipel des Bermudes

Une photo satellite de l'archipel des Bermudes, dans l'océan Atlantique, à 1 000 km à l'est des Etats-Unis. NASA Earth Observatory/Wikimedia Commons

Les Bermudes proposent aux télétravailleurs et aux étudiants de plus de 18 ans un visa qui permet d'y résider pendant un an. Il coûte 227 euros, et les candidats doivent justifier de revenus suffisants, d'un travail et d'une assurance maladie, ou d'un certificat de scolarité pour les étudiants.

L'île Maurice

La plaine de Chamarel, sur l'île Maurice, dans l'archipel des Mascareignes, à l'est de Madagascar. Toutaitanous 2/Wikimedia Commons

Les autorités mauriciennes ont créé un visa "premium" permettant aux télétravailleurs de résider un an sur l'île. "Les visiteurs doivent disposer d’une preuve de leurs projets de long séjour et d’une assurance voyage et maladie suffisante pour la période initiale du séjour. Le lieu d'activité principal du visiteur et la source de revenu doivent être en dehors de l'île Maurice. Ils ne seront pas autorisés à entrer sur le marché du travail mauricien", précise l'office du tourisme local.

Les candidats doivent en outre réserver à l'avance leur billet d'avion aller-retour et justifier d'un revenu minimum de 1 300 euros par mois.

Antiga-et-Barbuda

English Harbour, sur l'île d'Antigua, dans l'archipel des Antilles. Frederik Ramm/Wikimedia Commons

Le programme "Nomad Digital Residence" d'Antiga-et-Barbuda, entre l'Atlantique et la mer des Caraïbes, invite les télétravailleurs à y résider pendant deux ans. Il faudra toutefois justifier de revenus d'au moins 42 000 euros par an. Le sésame coûte 1 500 dollars (environ 1 250 euros) pour une personne seule, 2 000 dollars (environ 1 660 euros) pour un couple et 3000 dollars (environ 2 490 euros) pour une famille de 3 ou plus.

Les îles Caïmans

La mer des îles Caïmans, territoire britannique d'outre-mer situé dans les Caraïbes.  BobSpicer de Pixabay

Le programme "The Global Citizen Concierge Program" lancé par les îles Caïmans en octobre 2020 permet aux étrangers d'y télétravailler pendant deux ans. Il faudra toutefois justifier d'au moins 100 000 dollars (environ 83 000 euros) de revenu annuel et régler les frais de dossier qui s'élèvent à 1 500 dollars (1 240 euros environ).

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