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Ces auteurs vous donnent 4 bonnes raisons d'écrire un livre pour booster votre carrière

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Ces auteurs vous donnent 4 bonnes raisons d'écrire un livre pour booster votre carrière
© Unsplash

Si vous décidez d'écrire un livre aujourd'hui, il est possible que vous ne gagniez pas beaucoup d'argent. Mais les retombées médiatiques que votre publication entraînera, les opportunités professionnelles qu'elle engendrera et la notoriété que vous acquerrez pourraient suffire à vous convaincre d'aiguiser votre plume.

La France compte 101 600 auteurs d'après les dernières données de l'Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (Agessa), citées par Le Monde en 2016. Une étude menée par le ministère de la Culture la même année, montre que si le nombre de ces écrivains a triplé entre 1979 et 2013, leur situation s'est pourtant précarisée. Le document précise que le revenu annuel médian chez les affiliés à l'Agessa est de 15 529 euros, soit 1,15 fois le Smic.

"Ce qui est certain, c'est que je n'écris pas pour l'argent. J'aurais même payé pour voir mon bouquin édité", avance Gilles Payet, coach professionnel et auteur d'ouvrages sur l'expression orale et la préparation aux examens. "Aujourd'hui, je réalise entre 3 000 et 3 500 ventes maximum, et ne gagne qu'un euro par livre vendu. C'est beaucoup moins qu'à mes débuts", regrette celui qui est aussi sophrologue. Cependant, si l'avantage d'écrire un livre aujourd'hui n'est pas forcément financier, il peut toutefois se chiffrer en opportunités professionnelles et en notoriété, selon Gilles Payet.

'Le livre achète vos premières secondes d'attention'

Matthew Osborn, Unsplash

"Le livre est la meilleure des cartes de visite", assure Lionel Bellenger. Voilà plus de quarante ans que cet ancien formateur et conférencier à HEC écrit des livres sur le management et la communication d'entreprise pour la collection "formation permanente" des éditions ESF, dont il est directeur. Pour lui, un ouvrage confère une certaine légitimité à son auteur, c'est un objet symbolique qui peut changer la façon dont le monde perçoit l'écrivain.

"Le livre achète vos premières secondes d'attention", opine Gilles Payet. "Il fait de vous un expert du sujet sur lequel vous écrivez. Tout de suite, vous avez une écoute, une attention particulière de votre entourage, de votre public".

Ecrire vous permettra d'être médiatisé et d'acquérir une notoriété

Austin Distel, Unsplash

C'est pendant le premier confinement de mars que Gilles Payet a entamé la rédaction de "365 jours pour prendre soin de moi". "Le soin de soi devient une notion capitale cette année, en raison de la pandémie. En coachant des managers, j'ai pu constater que certains souffraient au travail, et qu'en cette période, nous avions tous besoin de prendre du temps pour soi". Le livre propose notamment une citation "inspirante" par jour pendant un an, une idée "susceptible de donner une prise de conscience" à son lecteur.

Après la publication de son guide sur le bien-être, Gilles Payet a eu l'occasion d'enregistrer une dizaine de chroniques pour France Bleu Ile-de-France, et s'apprête à produire une série de vingt podcasts de cinq minutes pour le magazine Courrier Cadres. "Sans le bouquin, je n'aurais pas enregistré ces podcasts et donné des interviews. Tout devient plus facile après pour trouver un autre éditeur. Ecrire ouvre des portes", affirme le coach.

Même constat pour Lionel Bellenger. Le conférencier se souvient avoir été l'invité de l'émission 'Grand bien vous fasse' de France Inter en 2017, pour parler de son livre sur "La confiance en soi". "Ecrire, c'est le meilleur moyen d'être médiatisé et acquérir une notoriété : je n'aurais jamais été interviewé par Ali Rebeihi si je n'avais pas été l'auteur de ce livre", explique l'ancien formateur.

Un livre peut vous donner de nouvelles perspectives de carrière

Chase Chappell, Unsplash

Anna Rousseau est aujourd'hui formatrice pour des prépas de journalisme et travaille en freelance pour Challenges, La Croix Hebdo et Le Moniteur, une revue spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics. Mais cela n'a pas toujours été le cas. En effet, alors qu'elle était journaliste salariée à Challenges, la jeune femme avait songé à se reconvertir dans le droit. "Je comptais abandonner ma carrière et devenir juriste dans les affaires maritimes", conte-t-elle. Mais le livre "Réussir son concours aux écoles de journalisme", qu'elle a co-écrit en 2017 avec Fabienne Cassagne a changé ses projets. Par la suite, Anna Rousseau a été contactée par trois classes préparatoires, Science Po et l'IAE d'Aix-en-Provence pour enseigner son métier aux jeunes présentant les concours d'entrée aux grandes écoles de journalisme.

"Je n'avais jamais enseigné auparavant, j'étais assez tétanisée au début. Mais étonnamment, ça m'a beaucoup plu", sourit la journaliste. En plus de son rôle de formatrice, Anna Rousseau a pu commencer à écrire en freelance et proposer les sujets de son choix aux rédactions qu'elle avait sélectionnées. "Dès lors, je ne voyais plus la presse comme un gagne-pain, mais écrivais pour le plaisir. Pouvoir choisir ce que j'écris et pour qui je l'écris est un luxe". Ces nouvelles opportunités professionnelles ont permis à l'Aixoise de réaliser qu'elle ne pouvait pas abandonner le journalisme. "Quand j'y repense aujourd'hui, je ne m'imagine pas juriste, signer des contrats à longueur de journée... Je serais sûrement devenue dépressive !", s'amuse-t-elle.

"365 jours pour prendre soin de moi" a également permis à Gilles Payet de donner des conférences. "Je vais sûrement en donner 15 l'année prochaine. La rémunération de ces présentations varie en fonction de la notoriété du conférencier. En écrivant ce livre, j'augmente automatiquement mon taux horaire", explique-t-il.

C'est une bonne expérience personnelle

Unsplash

Mais écrire un livre est avant tout une expérience personnelle enrichissante, susceptible d'apporter une certaine maturité, un certain recul à son auteur. "Ecrire représentait pour moi une montagne de travail", raconte Mick Levy, auteur de "Sortez vos données du frigo : une entreprise performante avec la data et l'IA". "Il fallait constamment que je vérifie ce que j'expliquais dans mon manifeste et que je vulgarise mes informations", complète le directeur de l'innovation business chez Business & Decision.

Dans son ouvrage de 300 pages, Mick Levy incite les entreprises françaises à collecter et exploiter les données relatives à leurs clients de manière massive grâce à des outils d'intelligence artificielle. Cette utilisation doit rester "responsable", et respecter notamment le Règlement Général de Protection des Données, RGPD. "J'ai d'abord écrit ce livre pour moi. C'est un peu un challenge personnel. J'avais la conviction que les entreprises que je conseille au quotidien devaient se transformer pour devenir plus compétitives". Ecrire a donné l'occasion au conférencier de plus s'instruire sur la souveraineté des données, en lisant parfois des études exhaustives sur le sujet.

"C'était un travail phénoménal, mais une expérience passionnante", souligne-t-il.

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