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Cette simple poignée de main pourrait aider à accélérer l’exploration spatiale

Cette simple poignée de main pourrait aider à accélérer l’exploration spatiale
© ESA

Depuis l'espace, l'astronaute Thomas Pesquet a pu "serrer la main" d'un ingénieur de l'Agence spatiale européenne (ESA) qui se trouvait physiquement aux Pays-Bas, donc sur Terre.

Cette expérience a été rendue possible le mardi 31 janvier grâce à une technologie de télérobotique développée par l'Agence spatiale européenne (ESA) et baptisée Haptics-2.

Le dispositif comporte deux manettes jumelles connectées. L'une se trouve à bord de la Station spatiale internationale (ISS) où séjourne Thomas Pesquet depuis mi-novembre, l'autre au centre de l'ESA spécialisé dans la technologie spatiale aux Pays-Bas.

Comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessus, lorsque Thomas Pesquet (sur l'écran en haut à gauche) actionne la manette depuis l'ISS, la seconde manette qui se trouve sur Terre bouge automatiquement de la même manière.

Alors quand ce dernier a empoigné l'une des manettes comme s'il serrait la main à quelqu'un, l'ingénieur de l'ESA resté sur Terre a pu ressentir, via l'autre manette, la force initialement exercée par le spationaute français.

A terme, ces tests permettant de savoir comment un astronaute ressent la rigidité d'un objet à distance, pourraient aider à accélérer l'exploration spatiale.

En effet, Thomas Pesquet aurait pu faire cette même expérience avec un partenaire différent: un robot mobile envoyé sur Mars par exemple.

Wikimedia Commons/NASA

Comme le rappelle l'ESA dans un post de blog:

"Manipuler un robot mobile sur Mars reste à ce jour très chronophage. Il faut en moyenne 12 minutes pour qu'une commande atteigne la Planète rouge, donc 24 minutes pour que l'opérateur sache comment le robot a réagi à un ordre."

Ainsi, l'expérience Haptics-2 pourrait permettre à un astronaute de contrôler à distance (depuis son vaisseau spatial en orbite) des robots mobiles envoyés sur Mars. Mais surtout de ressentir les objets avec lesquels le robot entrerait en interaction.

L'astronaute pourrait donc déterminer avec précision la force nécessaire pour exécuter des opérations complexes, comme récolter des échantillons au sol ou installer des équipements particuliers. Et ceci beaucoup plus rapidement qu'actuellement.

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