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Changement climatique : les catastrophes ont été multipliées par 5 ces 50 dernières années

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Changement climatique : les catastrophes ont été multipliées par 5 ces 50 dernières années
Le changement climatique précipite les phénomènes météorologiques extrêmes. © Chris Gallagher/Unsplash
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Davantage de catastrophes météorologiques, davantage de dégâts, mais moins de décès : le rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) publié le 31 août met clairement en avant l'impact du changement climatique sur la fréquences des phénomènes météorologiques extrêmes. Sur les cinq dernières décennies, "le nombre de catastrophes a été multiplié par cinq (…) sous l'effet du changement climatique et de la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes", prévient l'OMM dans un communiqué.

"Entre 1970 et 2019, les facteurs météorologiques, hydrologiques et climatiques ont été à l'origine de 50% de toutes les catastrophes, de 45% de tous les décès et de 74% de toutes les pertes économiques dont il a été rendu compte", énonce l'OMM. L'ensemble des données recueillies a été compilé dans un "Atlas de la mortalité et des pertes économiques dues aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes", qui comptabilise et analyse les phénomènes de ce type entre 1970 et 2019. L'OMM indique que 11 000 catastrophes ont causé plus de deux millions de morts et les dégâts matériels sont estimés à 3640 milliards de dollars (soit environ 3073 milliards d'euros).

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Parmi les catastrophes les plus coûteuses, sept sont le fait de tempêtes, toutes situées aux États-Unis et sur une période récente (exception faite de la tempête Andrew, qui remonte à 1992). En tête de liste, l'ouragan Katrina, qui s'est abattu sur la Nouvelle-Orléans en 2005, a coûté 163,6 milliards de dollars — loin devant les coûts engendrés par Harvey, Maria et Irma en 2017 (dont les coûts sont estimés entre 58 et 96 milliards de dollars).

Des catastrophes meurtrières, mais en baisse

Le rapport a par ailleurs établi une liste des catastrophes les plus meurtrières sur la période 1970-2019. Quatre concerne des épisodes de sécheresse, trois des tempêtes, deux des inondations, une des températures extrêmes. Deux catastrophes climatiques ont occasionné près de 300 000 décès : la sécheresse de 1983 en Éthiopie et la tempête Bhola au Bangladesh en 1970.

Si ces phénomènes sont bien plus fréquents et qu'ils ont occasionné davantage de dégâts, le nombre de décès a baissé au cours des décennies : il est passé de plus de 50 000 dans les années 1970 à moins de 20 000 dans les années 2010. Le rapport précise que "plus de 91%" de ces décès ont eu lieu dans des pays en développement. Cette baisse est notamment à mettre sur le compte de systèmes d'alerte plus précoces — comme des satellites d'observation par exemple — qui permettent ensuite de procéder plus rapidement à l'évacuation des populations menacées, mais aussi de dispositifs de protection (digues…).

Et en Europe ?

En Europe, les événements extrêmes de ces 50 dernières années — 1 672 enregistrées par l'OMM — ont causé des pertes économiques de l'ordre de 476,5 milliards de dollars (environ 403 milliards d'euros). Les catastrophes enregistrées sont principalement dues aux crues (38%) et aux tempêtes (32%), mais ce sont les canicules de 2003 et 2010 qui ont occasionné le plus grand nombre de décès — soit 80% du total de victimes sur l'ensemble de la période.

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