• Avant le lancement réussi de la Falcon Heavy en février dernier, Elon Musk, patron de SpaceX, avait déclaré que "si nous réunissons, ça sera la fin pour tous les autres lanceurs lourds".
  • Mais la Chine ne compte pas se laisser intimider par le milliardaire tech et les prouesses techniques de SpaceX.
  • L'Empire du Milieu, qui a de grandes ambitions spatiales avec un projet de station habitée d'ici 2022 et l'envoi d'humains sur la Lune et sur Mars, travaillerait sur un lanceur lourd capable d'envoyer deux fois plus de charges utiles que la Falcon Heavy.
  • Baptisé "Longue-Marche-9", ce lanceur lourd devrait être mis en service avant 2030.

Après le lancement réussi de la Falcon Heavy, Elon Musk a déclaré qu'il voulait une "nouvelle course à l'espace", parce que "les courses à l'espace sont passionnantes."

Le fondateur et patron de SpaceX devrait être servi, si l'on en croit les grandes ambitions de la Chine dans le spatial.

Le pays travaillerait sur un nouveau lanceur lourd, baptisé Longue Marche-9, qui devrait être opérationnel d'ici 2030 et aurait la capacité d'envoyer 140 tonnes de charges utiles, soit plus de deux fois la capacité de la Falcon Heavy de SpaceX, rapporte l'agence AFP, repris par Sciences et Avenir. 

Pour rappel, la Falcon Heavy peut envoyer environ 64 tonnes dans l'espace, l'actuel lanceur européen Ariane 5 a la capacité d'en envoyer 20 tonnes, tandis que le Space Launch System (SLS), en train d'être développé par la NASA pour un premier vol en 2020, offrirait une capacité de lancement de 130 tonnes, soit 10 de moins que son rival chinois.

Selon un haut responsable de l'Académie chinoise de technologie des lanceurs, le lanceur Longue Marche-9 devrait mesurer 93 mètres en hauteur et être équipé de quatre propulseurs.

On ne sait pas encore si Longue Marche-9 sera en partie réutilisable comme son aîné Longue Marche-8 qui devrait quant à lui être opérationnel vers 2021. 

L'Empire du milieu a de grandes ambitions dans le spatial, avec son projet de station spatiale habitée d'ici 2022 et avec le projet d'envoi d'humains sur la Lune et sur Mars. D'ailleurs, trois astronautes européens — dont le Français Thomas Pesquet — sont déjà en train d'apprendre le chinois pour éventuellement pouvoir partir en mission sur la station spatiale chinoise.

Dans un entretien accordé aux Echos, le PDG de Thales, Patrice Caine, a d'ailleurs déclaré que l'Europe devrait plutôt surveiller de près la croissance spectaculaire de la Chine dans le domaine spatial, plutôt que rester obnubilée par les exploits des entreprises privées américaines SpaceX et Blue Origin. 

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