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Chipie, Z, Catimini... Près de 1 500 emplois menacés en France

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Chipie, Z, Catimini... Près de 1 500 emplois menacés en France
Le groupe Kidiliz, propriétaire des marques Chipie, Z, Catimini, est en redressement judiciaire depuis septembre dernier. © Unsplash/Marisa Howenstine

Le secteur du prêt-à-porter, déjà en difficulté avant la pandémie de Covid-19, souffre des différents confinements et fermetures de magasins en France en 2020. Les mauvaises nouvelles sont légion, et les redressements judiciaires nombreux. Les représentants des salariés du distributeur de vêtements d’enfants Kidiliz (Catimini, Chipie...), en redressement judiciaire, ont annoncé jeudi 4 février redouter "de très nombreux licenciements économiques", au sein du groupe de 2 600 salariés, dont près de 1 500 en France.

Cette annonce intervient à la suite d’une réunion au cours de laquelle leur ont été présentées plus d’une vingtaine d’offres de reprises. "Une certitude : il y aura de très nombreux licenciements économiques", a indiqué dans un communiqué l’intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT, sans communiquer les chiffres à sa disposition. De sources proches du dossier, l’offre principale émane d’ID Kids qui propose de reprendre 615 personnes, contre 200 pour celle de Children Worlwide Fashion (CWF).

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Racheté en octobre 2018 par le Chinois Semir, le groupe né en 1962 à Saint-Chamond (Loire), où se trouve son siège administratif, exploite une dizaine de marques (dont Beckaro, Z, Chipie, Catimini…) et des licences. La survie du site ligérien, qui emploie 230 personnes, dont la plupart travaillent pour la marque Z, est "très menacée", précise-t-on de même source. Générale pour l’enfant propose pour sa part la reprise de près de la moitié des 640 personnes du réseau italien de Kidiliz.

Kidiliz affiche un chiffre d’affaires de 388 millions d’euros sur 2019 et sa situation était déjà très dégradée avant la crise sanitaire. Son PDG, Patrick Puy, avait annoncé le 10 septembre dernier que le groupe avait été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris. Le dirigeant s'attendait alors à une décision du tribunal "fin octobre ou début novembre au plus tard".

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