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Voici les principaux points à retenir du premier budget du quinquennat d'Emmanuel Macron

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Voici les principaux points à retenir du premier budget du quinquennat d'Emmanuel Macron
© REUTERS/Ludovic Marin

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, Gérald Darmanin, ministre des Comptes Publics et Benjamin Griveaux, secrétaire d'état à l'Economie, ont présenté ce mercredi matin à Bercy le premier budget du quinquennat d'Emmanuel Macron.

Il est marqué par une baisse d'impôts de 10 milliards d'euros en absolu et 7 milliards d'euros en moyenne, selon l'avis du Haut Conseil des finances publiques.

"Si on calcule en moyenne, elle est de 7 milliards en prenant en compte la hausse de CSG en deux temps. Mais je le redis: les impôts baisseront en 2018 et baisseront pour tous. La baisse sera de 10 milliards: 6 milliards pour les ménages et 4 milliards pour les entreprises", a martelé Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse avant la présentation en conseil des ministres puis aux députés.

Ce budget a été bâti sur la base d'une croissance du PIB de 1,7% l'an prochain. Le gouvernement relève ainsi une nouvelle fois sa prévision pour 2017, après une première révision à la hausse — de 1,5% à 1,6% — au début de l'été.

La déficit public reviendrait à l'équivalent de 2,6% du PIB l'an prochain après 2,9% en 2017, soit dans les deux cas 0,1 point de moins que prévu précédemment à la faveur du dynamisme des rentrées fiscales. La France n'a pas affiché un déficit inférieur à 3,0% du PIB, le plafond fixé par le pacte européen de stabilité, depuis 2007.

Le projet de loi de finances a cinq objectifs selon Bercy: le pouvoir d'achat, la lutte contre le chômage, la compétitivité et l'attractivité de l'économie, le soutien à l'investissement et l'innovation, la transition écologique et la transformation de la politique du logement.

Voici les points marquants de ce budget 2018 qui sera examiné en séance publique au Parlement à partir de la mi-octobre:

Ce qui augmente

  • Le Gouvernement prévoit dans ses estimations que le produit intérieur brut, qui mesure les richesses créées en France, sera de 2349 milliards d'euros en 2018, en augmentation de 67 milliards par rapport à 2017;
  • Le déficit de l'Etat devrait se creuser fortement pour atteindre 82,9 milliards d'euros en 2018. Il est attendu à 76,5 milliards d'euros en 2017, soit bien plus que les 69,3 milliards prévus pour cette année;
  • Les dépenses nettes progressent de 1,5 milliard d'euros à 386,3 milliards d'euros, avec une croissance en volume limitée à 0,5%;
  • Comme prévu, la hausse de 1,7 point de la CSG s'effectuera au 1er janvier, pour un montant de 20,7 milliards d'euros. Elle compensera la suppression des cotisations d'assurances chômage et maladie des salariés du privé (voir ci-dessous). L'Etat s'est engagé à compenser la hausse de la CSG pour les fonctionnaires et les travailleurs indépendants pour un coût estimé par l'institut OFCE à 6,6 milliards.

Ce qui baisse

  • Baisse de 16 milliards des dépenses publiques en 2018. Le gouvernement a prévu près de 80 milliards d'euros d'économies sur le quinquennat — soit trois points de PIB répartis entre l'Etat, la Sécurité sociale et l'assurance chômage, et les collectivités;
  • Recettes nettes de 302 milliards d'euros prévues en 2018 contre 303 milliards dans le budget 2017 révisé;
  • Baisse des cotisations salariales. La suppression des cotisations d'assurances chômage et maladie des salariés du privé s'effectuera en deux temps (janvier puis septembre/octobre) — ce qui permettra à l'Etat d'économiser une partie de son coût (18,3 milliards en année pleine) sur 2018.
  • Baisse de l'impôt sur les sociétés de 33,3% à 25 % d'ici à 2022.
  • Le taux du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) va baisser, de 7 % à 6 % de la masse salariale versée dès 2018, avant d'être supprimé en 2019. Il sera alors remplacé par un allégement de charges patronales.

Ce qui disparaît

  • Suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Il rapportera selon les prévisions 850 millions d'euros par an, contre de l'ordre de cinq milliards pour l'ISF, qui était acquitté par plus de 340.000 contribuables. Le Gouvernement estime que la suppression de l'ISF va favoriser l'investissement dans les entreprises françaises et financer l'innovation;
  • Suppression partielle de la taxe d'habitation pour 17 millions de ménages, qui se fera sur trois ans pour un coût estimé à trois milliards d'euros;
  • Suppression de la taxe à 3 % sur les dividendes.

Ce qui est créé

  • Mise en place d'un prélèvement forfaitaire unique (PFU). D'un montant de 30%, cette "flat tax" s'appliquera à tous les revenus de capitaux mobiliers, jusqu'ici soumis au barème de l'impôt sur le revenu. Elle s'appliquera aussi aux nouveaux plans d'épargne logement et à l'assurance-vie, pour la fraction des encours supérieure à 150.000 euros. Le gouvernement chiffre son coût par rapport à la fiscalité actuelle à 1,5 milliard;
  • Tous les revenus du capital seront taxés à un taux unique de 30 %.
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